La misère du monde

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La guerre moderne c’est clair, propre et net. Vue du ciel par les militaires.

Mais au ras du sol, pour les civils, ça reste confus. Et terrible.

Pendant que les avions français bombardaient les positions de l’État islamique en Irak, c’est de Syrie que, devant l’avancée des djihadistes, les Kurdes s’enfuyaient vers la Turquie.

40.000, 100.000, 130.000… Les chiffres n’ont cessé de gonfler depuis la fin de la semaine dernière, donnant le vertige et la mesure de la peur.

Les autorités turques leur ont d’abord barré la route, avant d’ouvrir la frontière vendredi, pour laisser entrer ce flot d’hommes et de femmes, d’enfants et de vieillards, épuisés, hagards, éperdus. Dans le même temps, les garde-frontières tentaient de repousser les combattants qui veulent franchir la frontière dans l’autre sens pour aller combattre les djihadistes.

130.000 réfugiés ! Plus du double des demandes d’asile en France (dont à peine 10000 par an sont acceptées). Mais au delà du vertige des chiffres et des méandres de la géopolitique qui donnent tout autant le tournis et la nausée, il y a 130.000 regards, qui disent chacun la détresse, l’incompréhension, le désespoir. L’immense fatigue d’une personne. Et d’un peuple. Et d’un monde.

Et il faut tellement encore que sourde l’indignation pour que reste l’espoir face à cette “catastrophe humaine” ainsi que l’a définie le vice-premier ministre turc Numan Kurtulmus, dont le pays s’apprête à accueillir une part encore, une fois encore, de la misère du monde.

(photos : Bulent Kilic, Murad Sezer, Burhan Ozbilici, Ulas Yunus Tosun)

Parler des Kurdes, de la Turquie et trouver une musique … arménienne.

Sans volonté de raviver de vieilles blessures, je voulais juste vous proposer quelques minutes paisibles, le temps d’une Ceremonies (extrait de l’album éponyme) par Armen Chakmakian, accompagné de Djivan Gasparyan :