Y’a pas de quoi être fier !

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C’est dans une ville en état de siège et sous haute protection policière que s’est déroulée hier la gay-pride (marche des fiertés) serbe.

Quelques centaines de manifestants seulement ont participé au défilé, le premier autorisé depuis la gay-pride de 2010, marquée par de graves violences provoquées par des groupes radicaux et ultranationalistes.

Après encore quelques hésitations, les autorités avaient décidé de ne pas interdire la manifestation, à laquelle ont participé quelques centaines de personnes.

Le maire de Belgrade lui même était présent, en compagnie de plusieurs membres du gouvernement, dont dont Tanja Miscevic, chargé des négociations d’adhésion à l’Union européenne qui ont débuté en janvier. Le gouvernement serbe comptait beaucoup sur le bon déroulement du défilé pour témoigner de son respect des droits de l’Homme…

Le respect n’étant pas la chose la mieux partagé, quelques cortèges parallèles d’ultranationalistes ou de religieux orthodoxes se sont tenus en parallèle à la manifestation et “une trentaine de hooligans ont tenté de forcer les cordons de police” à la fin de la manifestation, selon la presse.

En parlant de respect – celui de l’information – et de presse, bien peu de mes confrères évoquent la manifestation de la veille, qui a réuni plusieurs milliers de personnes hostiles à la gay-pride (voir à la fin de cet article ou cette sinistre vidéo), ni mentionné les “milliers de militants d’extrême droite qui ont défilé dimanche soir dans le centre de la capitale pour procéder à une “purification spirituelle” (voir à la fin de cet dépêche en anglais).

Je n’insisterai pas sur ces “omissions” pour ne pas nourrir une quelconque théorie du complot ni les suspicions d’homophobie sur lesquelles je me suis déjà expliqué… Mais qu’ils s’agisse du comportement des homophobes serbes ou de celui des journalistes français, il n’y a pas de quoi être fier !

(photos : Andrej Isakovic, Djordje Kojadinovic, Alexa Stankovic, Vesna Andjic, Aleksander Andjic, Zoran Glavonjić)

Aucun rapport avec ce qui précède..

L’un des plus grands noms de la kora, Toumani Diabaté, a enregistré un album avec son fils Sidiki, sobrement intitulé Toumani & Sidiki. Invités du festival Glastonbury 2014, ils ont enregistré une session pour la BBC. La kora c’est déjà rêvant, alors deux…