Des hommes qui marchent

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Comme sortant sortir de la mer, les statues d’argile d’Iyad Sabbah ont pris place dans les décombres de Shuja’iyya, dans la banlieue de Gaza. Une manière pour l’artiste palestinien d’évoquer l’horreur vécue par les Gazaouis cet été, lors de l’opération “bordure protectrice” qui a coûté la vie de plus de 2.100 Palestiniens, dont 500 enfants.

Dressés dans les décombres d’une ville écrasée, les personnages de Tahaluk (Épuisés) leur rendent hommage. Leur environnement de ruines suffit pour sa part à rappeler le temps, l’énergie et l’argent qu’il faudra pour reconstruire cet endroit dévasté.

Le coût du chantier est estimé à 8 milliards de dollars (soit deux fois et demi l’aide militaire des États-Unis à Israël). Et si les statues d’Iyad Sabbah évoquent celles de Giacometti, dont le Marcheur qui battit en son temps les records de ventes aux enchères, il en faudrait des centaines pour réunir cette somme…

Le prix de la colère qui restera encore des années au cœur des Palestiniens n’a fait l’objet d’aucune estimation…

(photos : Mahmud Hams, Mohammed Salem)

Arabe, chrétienne, communiste… et femme ! Amal Murkus possède tous les atouts pour chanter l’espoir…