Adoucir

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Si je demande le synonyme de “se fondre” à mon dictionnaire en ligne récemment évoqué dans ces pages, il me donne comme première réponse : “disparaître”. Mais si j’enlève le pronom, il propose “adoucir”. D’où le titre…

Bref.

Je ne crois pas plus au hasard qu’au destin. Mais je ne sais plus comment, hier matin, la première image de la série du jour (celle avec les fleurs) est remontée d’un dossier sur mon bureau. Ou d’une page Internet. Je ne sais plus. Mais comme je n’aime pas ne pas savoir, je l’ai retrouvée, grâce à la légende qui – heureusement – l’accompagnait (il m’arrive de stocker des photos sans légende, faisant confiance à Google pour me la retrouver si besoin…)

Some of 5,000 figures made out of ice forming the Minimum Monument by Brazilian artist Nele Azevedo, on the steps of Birmingham’s Chamberlain Square. Photograph: Rui Vieira/PA

J’ai donc retrouvé la page d’origine de la photographie “6862faca-fe47-48c5-9fc1-f6ad7eedfa9a-1020×691.jpg” dans la rubrique “The weekend in pictures” du Guardian datée du … 3 août dernier. Et je ne me souvenais pas de l’avoir déjà vue.

Monumento Mínimo. Le Monument Minimum. Ça m’a bien plu. Au lendemain d’un billet sur le réchauffement climatique, ces petits bonhommes de glace voués à disparaître m’ont touché et je suis parti à leur recherche… sur Internet.

C’est ainsi que j’ai appris qu’avant que 5000 d’entre eux ne symbolisent, sur les escaliers de la place Chamberlain à Birmingham, les victimes de la Première Guerre mondiale, à l’occasion de la commémoration de son déclenchement, début août dernier donc, les bonhommes éphémères du Monumento Mínimo de Néle Azevedo, s’était installés ailleurs : en octobre 2012 à Belfast, où ils étaient 1517 à rendre hommage aux victimes du naufrage du Titanic, ou en septembre 2009 à Berlin, où un millier d’entre eux étaient invités par le WWF à nous alerter sur le … réchauffement climatique. Et sur le site de Nele Azevedo, j’ai appris qu’elle jouait au Brésil depuis 2001 avec ses sculptures de glace, solitaires puis par couples, qu’elle a multipliées à partir de 2005 et qu’elle a emmenées visiter Cuba, le Japon, le Portugal, l’Italie, la France ou la Norvège.

J’ai un peu mélangé toutes les photographies que j’ai trouvées. Et je vous les livre en vrac. Moins la fleur de Birmingham que je vous laisse en premier…

“Le projet Monument minimum est une lecture critique du monument dans les villes contemporaines. Dans une action de quelques minutes, les canons officiels du monument sont inversés : à la place du héros, l’anonyme ; à la place de la solidité de la pierre, l’éphémère de la glace; à la place de l’échelle monumentale, l’échelle minimale des corps périssables”, nous explique Néle Azevodo sur la page de son projet. Mais ses sculptures peuvent dire tellement de choses à travers leur fragilité.

Hier, il y eut un moment où elles ont fait écho à une envie – ou une fatalité – de disparaître. Avant que sur le soir, je ne parvienne à m’adoucir…

Pour le rapport avec l’actualité, je vous laisse faire les liens que vous voudrez. À l’infini !

(photos : Rui Vieira, Anita Brown, John MacDougall, lamentables, Néle Azevedo, DR)

Et avec ceci ?

Allez savoir pourquoi, j’ai pensé à l’Islande. Et à Emilíana Torrini (Davíðsdóttir), passée déjà par ici à l’occasion d’un billet intitulé Rafraîchissement… Comme quoi, j’ai de la suite dans les idées, même s’il m’arrive de les avoir un peu noires.

Tookah, extrait de son dernier album éponyme.

Et sans aucun rapport, quoi que, bon anniversaire à ma mère qui a oublié que c’est aujourd’hui… et aux deux* toujours jeunes lectrices que je n’oublie pas non plus.

* Mes excuses à celle que j’ai failli oublier. Décidément très dense en anniversaires ce 16 décembre !