Le fond de l’air est rouge ?

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Il y a eu tellement de commentaires et de n’importe quoi qui ont été faits depuis dimanche soir sur la “victoire historique” de Syriza sous la conduite de son leader charismatique Aléxis Tsípras…

Qu’est ce que je pourrais dire d’autre pour ne pas sombrer dans la facilité ou dans la récupération ?

En 1981, alors que je votais – presque – pour la première fois, j’ai cru un moment avoir fait basculer mon pays dans une nouvelle ère, avant de me rendre compte quelques années plus tard que les années Mitterrand n’avaient fait qu’accélérer la disparition de la gauche. Et la montée du FN…

En 2005, alors que pour la première fois mon vote était majoritaire, j’ai vu le résultat d’un référendum citoyen escamoté par les manipulateurs de l’Europe loin des peuples.

Depuis, je reste dubitatif.

Mais, en bon pessimiste, j’ai des crises de naïve espérance. Aussi, j’espère pour le peuple grec que son nouveau gouvernement saura l’aider à sortir de ce sombre tunnel où l’ont plongé des années de crise, savamment entretenue par une troïka plus au service de l’argent que de la démocratie et une Europe dont on se demande souvent (à) qui elle sert. Et que les divers rapaces qui surveillent leur pays n’escamoteront pas leur volonté par leur cynique réalisme.

Et que le printemps européen voie le jour.

Euh, espérer n’est pas rêver… J’ai comme l’impression qu’il faudra plus qu’une inspiration grecque pour que le fond de l’air soit par ici plus rouge que bleu marine.

(photos : Michael Karagiannis, Marko Djurica, Aris Messini, Petros Giannakouris, Louias Gouliamaki, Alkis Konstantinidis, Fotis Plegas G., Lefteris Pitarakis, DR)


Coïncidence ou mauvais présage ? Artémios Ventoúris Roúsos – plus connu sous le nom de Demis Roussos – est mort. Dimanche aussi.

Ça vaut bien quelques larmes, bien sûr…