Net à miaou

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C’était en novembre 2011, pendant le G20 à Cannes, lors d’une discussion entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Une discussion “privée” rendue public par le site Arrêt sur image.

– Je ne peux plus le voir, c’est un menteur, pestait Nicolas Sarkozy. En spécialiste ?

– Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !, lui rétorquait alors Barack Obama.

Ils parlaient de Benjamin Netanyahu.

Trois ans plus tard,Sarkozy ne nous embête plus, Obama s’apprête à tirer sa révérence, mais le menteur insupportable est toujours là.

Invité par les Républicains, désormais majoritaires dans les deux chambres du Congrès étasunien, le Premier ministre israélien va donc prononcer aujourd’hui un discours avec la ferme intention de torpiller les accords sur le nucléaire iranien.

Air connu, mais qui ne plaît guère au Président étasunien qui a refusé de transformer la visite de propagande en visite officielle. Et à plusieurs militants qui ont rappelé que question menace guerrière – et nucléaire –, Netanyahu n’avait pas de leçons à donner. Rassemblés à Washington, devant le centre de convention où Netanyahu est venu roder son discours devant 16.000 délégués du groupe de pression American Israël Public Affairs Committee (Aipac), les militants de Codepink notamment ont rappelé que le Premier ministre était un criminel de guerre. Et que les membres d’Aipac étaient ses complices.

Cinq d’entre eux ont été arrêtés pour avoir bloqué l’entrée…

À deux semaines d’élections qu’il n’est plus sûr de gagner, le discours extrémiste sur l’Iran lui paraît peut être de nature à flatter son électorat. Ce qui fait peur. Cela permet aussi de détourner l’attention de Gaza que l’armée israélienne a laissé en ruines après l’opération “bordure protectrice” de l’été dernier. Et dont le blocus qui se poursuit empêche la reconstruction. Au rythme actuel de moins de 600 camions de matériaux qui entrent chaque mois dans l’enclave palestinienne, il faudra un siècle pour que pénètrent les 800.000 véhicules nécessaires pour reconstruire la bande de Gaza, a alerté Oxfam la semaine dernière.

Pour éviter d’avoir Netanyahu à la une de ce blougui pendant dix jours, j’ai ajouté un chat. Celui peint sur l’un des pans de murs encore debout de la bande de gaza par Banksy. Parce que “sur Internet les gens ne regardent que des photos de chats”, a expliqué le (la?) street artist.

Qui, pour aider à découvrir cette “nouvelle destination” a signé également une vidéo, que je vous laisse découvrir. En vous invitant à vous attarder sur le dernier graffiti dessiné sur les murs de Gaza.

Non, nous ne pouvons pas rester neutres…

(Photos : Pete Marovich, Jonathan Ernst, Cliff Owen, Suhaib Salem)

Sinon, je vous ai trouvé un peu de musique … (d’origine) iranienne. Avec Nyaz, dont le prochain album The Fourth Light arrive tout bientôt.