Si j’avais les ailes d’un ange

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J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer ici ou là mes doutes quant à l’existence d’un Dieu, qu’il soit miséricorde, amour ou tout puissant, selon qui le prie, assez impuissant selon moi qui, si jamais je me trompe sur son existence, lui espère une bonne excuse. Au besoin un mot signé de ses parents conviendra…

Mais pour ce qui est des anges, c’est autre chose. Non pas que je leur voue vraiment un culte ou que je les consulte dans ma vie quotidienne (je connais des personnes qui les invoquent pour trouver une place de stationnement…), mais j’aime la légende de l’empreinte de l’ange, marque laissée sur nos lèvres par le doigt de cet ange qui nous a demandé de taire ce que nous savions avant de naître. Et je les apprécie aussi au cinéma, de La Vie est belle de Frank Capra aux Ailes du désir de Wim Wenders.

Bref.

Pris par le temps et les contingences du travail qui me paye, j’ai extrait du stock des images non publiées les photographies de Kurit Afsheen. Ce jeune indonésien de 34 ans, spécialisé dans les photos animalières rapprochées (voir ici ou ) a eu la surprise de voir un papillon se poser quelques secondes (4 secondes exactement) sur le dos d’une grenouille la transformant en un ange éphémère qu’il a immortalisé. Juste avant que le papillon de s’envole…

Un petit miracle de vie minuscule.

Et pour ceux qui ne croient qu’aux anges à figure humaine, j’ai trouvé hier une photo complémentaire, d’un soldat mexicain, capté devant une peinture murale signée Colette Miller, spécialiste en ailes angéliques.

Un clin d’œil.

Mais j’avoue que pour le côté angélique des militaires, j’ai autant de doutes que concernant Dieu.

(Photos : Kurit Afsheen, Jose Luis Gonzalez)

Évidemment, une fois encore, après que le titre du jour se soit imposé comme une évidence, j’ai rédigé ce billet en fredonnant Robert Charlebois (je mets le lien pour ceux qui ne partageraient pas mes références musicales, un peu datées mais tellement savoureuses.

Et c’est comme ça que j’ai découvert Manon Charlebois, qui ne semble pas être de la famille, mais qui a cependant un sacré talent aussi.

Et je salue au passage tous les “pas normals” qui passeront par ici… En souhaitant à tous de savourer le printemps.