La foi est plus belle que Dieu

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Avec l’érection japonaise géante aux temps de Pâques d’hier, ce blougui n’a pas reçu plus de visites que d’habitude. Mais ce n’est pas pour relancer l’audience que je vous propose aujourd’hui des images plus pieuses.

Ce n’est pas non plus pour racheter je ne sais quelle part de paradis*, auquel je ne crois guère et dont je doute, s’il existe, que le ticket d’entrée s’achète à coups de bonnes actions ou bonne pensées sur une carte de fidélité.

C’est juste parce que juste après avoir trouvé l’image de la fillette brésilienne aux ailes d’ange, mon regard a croisé ces autres photographies de prière, de ferveur ou de recueillement, au Caire, à Lahore et à Nairobi, dans la basilique de la Sainte Famille ou l’église Notre-Dame de la Consolation.

Et que de consolation, les chrétiens minoritaires – du Kenya ou d’ailleurs – en ont bien besoin. Et qu’ils ont reçu bien peu de compassion des “puissances” occidentales qui n’ont guère participé aux trois jours de deuil national après la tuerie.

Mais pas seulement…

Si les images du jour me touchent et que je les partage avec vous, c’est que le besoin de croire et l’expression de la foi suscitent toujours mon respect, tellement plus que les religions qui les récupèrent. Que l’espérance est belle à mes yeux, que la prière inspire mon respect. Même si mon rapport à Dieu reste le même – et que j’espère toujours qu’il a une bonne excuse – et que ma considération pour ceux qui l’oublie tellement facilement en manipulant ceux qui se tourne encore vers lui, je reste admiratif de la foi qui, comme le scandait Nougaro dans Plume d’ange “est plus belle que Dieu”.

(Photos : Mario Tama, Mosa’ab Elshamy, K.M. Chaudary, Sayyid Azim, Ben Curtis)

PS : Et puisque c’est à Nougaro que j’ai pensé aujourd’hui en écrivant ce billet, je ne me (vous) prive pas du plaisir de cette citation de la Lettre de Julos Beaucarne qu’il a si somptueusement interprétée : Ah ! comme j’aimerais qu’il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.”

J’ai pensé à Nougaro en écrivant, je conclus avec Brel.

Car ma foi et mon espérance sont que l’homme soit capable de Vivre debout.

Une bien belle reprise, ma foi, par les Genevois de Zaède :