Décolonisation des esprits

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J’aime bien assister parfois à une certaine continuité de l’actualité d’un continent (ou d’un jour) à l’autre.

Ainsi, après le déboulonnage de la statue (éphémère) d’Edward Snowden, je vous propose d’assister au démontage de la statue de Cecil John Rhodes.

Après des semaines de polémique, de graffiti, d’emballement plastique et de mouvement sur les réseaux sociaux sous le “mot-dièse” #Rhodesmustfall (Rhodes doit tomber), la sculpture de Marion Walgate inspirée du Penseur de Rodin a finalement été retirée du campus de l’Université du Cap (Afrique du Sud) où elle trônait depuis 1962…

Celui qui est encore présenté comme un homme d’affaires, un magnat des mines, un homme politique et un philanthrope britannique est donc enfin “reconnu” comme un colonisateur, raciste, pour lequel les noirs ne devaient avoir aucun droit.

Le mouvement des étudiants du Cap a inspiré d’autres prises de conscience : leurs collègues de l’université Rhodes de Grahamstown dans le sud du pays exigent que leur établissement soit débaptisé, pendant qu’à l’université du KwaZulu-Natal à Durban des étudiants s’en sont pris à la statue du roi d’Angleterre, George V.

Un quart de siècle après la fin de l’apartheid et plus de 20 ans après l’élection de Nelson Mandela (le 10 mai 1994) à la présidence de l’Afrique du Sud, il n’est jamais trop tard pour dénoncer certains passés.

A propos de continuité de l’actualité et de décolonisation qui prend son temps, en France on continue de donner une bonne place dans les médias aux délires d’un ancien tortionnaire pas vraiment repenti de la guerre d’Algérie, qui s’est quand même terminée il y a plus de 50 ans, l’année de l’érection de la statue de Cecil John Rhodes au Cap.

Et à propos de guerre d’Algérie (et d’élection un 10 mai), on continue aussi de croire aux “forces de l’esprit” d’un de nos anciens présidents, qui lorsqu’il n’était “que” ministre de la Justice ne militait pas vraiment pour l’abolition de la peine de mort.

Il nous reste des statues à déboulonner…

Allez, bon week-end !

(photos : Mike Hutchings, Schalk van Zuydam, Esa Alexander, Sumaya Hisham)

Pas vraiment sans aucun rapport, puisque j’ai appris en préparant cette mosaïque que “honky” pouvait être un terme (péjoratif) utilisé par les noirs pour désigner les blancs.…

Même si Honky Tonk Women parle plutôt des filles du saloon.

Par :

  1. Les Rolling Stones, en 1969
  2. Les Turner, Ike et Tina, en 1971
  3. Joe Cocker et ses Mad Dogs and Englishmen, toujours en 1971
  4. The Pogues, en 1988 (?)
  5. Pat Benatar, Sheryl Crow, Dixie Chicks, et quelques autres, en 2001
  6. Juliette, qui ne recule devant rien, en 2005
  7. Johnny Hallyday, qui ne recule pas non plus, en 2006
  8. Brain Bags, en authentique bluegrass, en 2013
  9. Keb’ Mo’ et quelques comparses pour le 111e épisode de Playing for Change, que j’ai reçu hier soir…