Comment dire ?

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Mardi, la terre a encore tremblé au Népal.

Et de nouvelles bombes sont tombées en Syrie ou au Yemen. Ou ailleurs…

Et des milliers de personnes ont encore manifesté au Burundi ou en Bolivie. Ou ailleurs…

Et des centaines de fous s’en sont encore pris à des milliers d’innocents.

Et des milliers d’hectares de forêt ont été détruits, des centaines d’espèces ont disparu pour toujours, des millions de litres d’eau ont été contaminés…

Et une poignée d’ultra-riches s’est encore enrichie au détriment de milliards d’ultra-pauvres.

Et plus de 10.000 enfants sont morts de faims. Des milliers de femmes ont été violées. Des milliards de violences ordinaires ont été commises.

Et hier, en regardant les images de ce monde, je n’arrivais pas à parler de quoi que ce soit. À trouver les mots pour dire ma colère, ma tristesse, ma désolation, mon impuissance…

Ou mon “espoir désuet”, comme l’avait écrit la veille une commentatrice.

Alors je suis retourné regarder cette photo du Népal, sur laquelle dort une famille sous une bâche de plastique.

En me disant que, malgré la dévastation, il y avait sans doute des rêves dans ces têtes-là. Que malgré toute sa violence apparente et tellement présente, le monde était parcouru aussi de sourires, de rencontres, d’échanges, de rêves partagés. De mots d’amour.

Et j’ai juste ajouté un cœur.

 

Parce que j’avais aussi besoin de ça. Pour vivre dans ce monde. Debout.

Merci à la photographe…

(Photos : Bernat Armangue, DR)

Et puis j’ai trouvé une vidéo tellement douce de l’énervé Shantel, qui prépare un nouvel album tourné vers la Grèce et nous a adressé cet avant goût délicieux où il accompagne la chanteuse Aretí Ketimé.

Et j’ai trouvé que ça allait bien avec le cœur.