Europe, terre de combats ?

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La photo grecque du jour à quelque chose de similaire avec celle roumaine d’hier. Sauf que l’homme est moins vieux et que “La mort de l’euro”, le dessin de l’artiste français Goan devant lequel il passe dans une rue d’Athènes, le concerne un peu plus que les froufrous pour la vieille dame roumaine.

Payera, payera pas ?

Pliera, pliera pas ?

Les nouvelles de Grèce en ce début de semaine et cette fin de mois ont de quoi inquiéter. De différente manière selon l’endroit où l’on se place…

Pour les créanciers, ça commence à sentir le roussi. “Les remboursements au FMI en juin […] ne seront pas faits et d’ailleurs il n’y a pas d’argent pour les faire”, a déclaré dimanche le ministre de l’Intérieur grec, Nikos Voutsis. Ce qui commence à provoquer quelques sueurs chez les spéculateurs qui ont joué sur la faillite du pays mais dans des limites raisonnables.

Pour les Grecs, ça continue de sentir mauvais. Il n’est toujours pas sûr que leur gouvernement parvienne à tenir les promesses électorales faites il y a maintenant 4 mois, et auxquelles le peuple a bien envie de croire encore, comme une alternative à l’étranglement subi depuis plusieurs années. Une nouvelle cure d’austérité serait un remède “pire que le mal”, a expliqué lundi le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, dans une nouvelle tentative de résister à la pression de ses “partenaires” européens pour une “accélération des réformes”.

Ce sinistre bras de fer entre des financiers qui ont largement participé à la faillite d’un pays et des politiques qui tentent de prouver que, SI, il existe une alternative à la rigueur qui pèse sur les populations, a quelque chose de fascinant comme une tragédie… grecque. Et ce qui se joue en ce moment pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble de l’Europe. Pas seulement parce que, comme on essaie de nous le faire croire, nous serions tous détenteurs d’une partie de la dette grecque, mais parce que ce test de laboratoire de la finance qui s’est trouvée une nouvelle proie juste après la crise des subprimes (souvenez-vous des milliards alors engloutis…) pourrait bien s’étendre à l’ensemble des pays de l’Union.

Tiens… Hier la France annonçait la fermeture de lignes SNCF sans plus parler de services publics et la baisse des allocations logement aux étudiants, sans évoquer la hausse éhontée des loyers. Ce n’est qu’un début. On parie ?

(photo : Alkis Konstantinidis)

J’étais assez content d’avoir bouclé (bâclé) un billet en quelques minutes et de pouvoir me consacrer à d’autres activités puis… j’ai bien peiné à vous trouver un morceau de musique grecque à la hauteur. Je ne vous raconte pas le parcours du combattant pour découvrir Tus (et sa “guest star” Emilia Barak), mais ça en valait la peine…

Non ?