On n’est jamais si bien servi que par soi même

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Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov a offert à son peuple – à défaut de la liberté d’expression – une magnifique statue équestre de lui-même sur son (nouveau) cheval favori Akkan et tenant une colombe dans la main droite. Et pour qu’on la voit mieux dans tout Achkhabad, la capitale du Turkménistan où elle trône, cavalier et cheval sont juchés sur un immense rocher. Le tout culminant à 21 mètres. Quand même.

Impressionnant !

L’inauguration de ce monument de bronze recouvert de feuilles d’or s’est déroulée lundi dernier, au son de l’hymne national, avec les soldats au garde à vous faisant vœu d’allégeance au président, et lâcher de colombes et de ballons.

Magnifique !

Gourbangouly Berdymoukhamedov jouant les modestes, c’est la présidente du Parlement, Akdja Nourberdieva, qui a prononcé le discours inaugural, rappelant que le monument avait été érigé à la demande “de simples gens, de collectifs professionnels et d’organisations publiques”.

Admirable !

L’ancien dentiste devenu président avait promis de mettre fin au culte de la personnalité entretenu par son prdécesseur, Saparmourat Niazov. Il y a encore du boulot.

Par contre, en termes de promotion, c’est réussi :  c’est la première photo de ce blougui en provenance du Turkménistan qui ne fut évoqué qu’une seule fois, en marge d’un billet collectif

(photos : Alexander Vershinin, Marat Gurt)

A une lettre près, les Avignonnais d’Ashkabad auraient pu jouer l’hymne national dans la capitale turkmène lundi.

Mais on ne va pas chipoter…