Têtes à cloaques

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Slide 1

Vendredi dernier, juste après avoir fini le billet de samedi et évoqué les pigeons de Wimbledon, je me préparais à lire à lire un peu de nouvelles dans Le Monde diplomatique (ceci dit pour signaler au passage que je ne me contente pas des informations données sur Internet…) lorsque je suis tombé (en page 2) sur une nouvelle relayée depuis le Daily Mail et que j’ai trouvée aussi en français pour les lecteurs monolingue.

Daech, alias Isis, alias l’Etat islamique, a émis un décret interdisant l’élevage des pigeons. Et même pas parce qu’ils pourraient voyager et colporter des informations délicates mais parce qu’ils seraient « offensants » en plein vol au-dessus de nos têtes en exhibant ainsi leurs organes génitaux.

Dubitatif et interloqué, je suis allé m’informer au sujet des sexes de pigeon dont je n’avais jusqu’alors jamais remarqué une présence flagrante au dessus de ma tête.  Et pour cause… Car le CERB (club des éleveurs de races belges de Ronquières) m’a appris, au terme de patientes recherches que, « l’appareil reproducteur [du pigeon] comprend, chez le mâle, les testicules internes situés dans la cavité abdominale, le long de la colonne vertébrale, et un seul ovaire chez la femelle, avec son exutoire, l’oviduque. C’est un long conduit qu’emprunte l’ovule pour s’entourer successivement de l’albumen, le blanc, puis de la coquille, avant de devenir l’oeuf pondu en traversant le cloaque ».

Ce qui signifie en bref que « aucun organe sexuel n’étant externe, la détermination du sexe est très difficile chez le pigeon ».

Et ce qui confirme, hélas, que les enculeurs de mouche et autres chercheurs de sexes d’ange sont bien plus obsédés et pervers que ceux qu’ils dénoncent.

Mais ne prouve malheureusement pas que l’intelligence puisse être une arme contre eux.

(Photo : Winny de Meij via Flickr)

PS : J’apprends ce matin – avec plaisir – la victoire du “non” au référendum grec qui me rappelle un autre “non” d’il y a 10 ans… Et j’espère que les pigeons ne l’auront pas, une fois encore, dans le cul…

Après toutes ces recherches sur le sexe (et les photos) des pigeons, je désespérais de vous trouver l’accordéoniste du lundi quand… ouvrant le dernier mail que m’a adressé Playing for Change et écoutant la reprise de Ripple des Grateful Dead, j’ai aperçu (entre plein d’autres) Claudio Mola.

Et voilà !