Reprise

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On a connu pire comme reprise, n’empêche que j’ai comme une envie de ne pas y aller. Et savoir qu’il y a pire ne doit pas servir à nous réduire au silence.

Bref.

Comme promis (et comme certains s’en réjouissent : merci à eux), ce blougui reprend son rythme de croisière. Sans même toujours vraiment savoir où il va.

Au hasard et au petit bonheur, j’ai trouvé hier, en préparant ce redémarrage, la première photo de la série du jour, d’un plongeur qui s’élance dans la Neretva, depuis le vieux pont de Mostar en Bosnie. Vingt-sept mètres de haut quand même qui m’ont donné un peu le vertige, moi qui ai renoncé au métier de funambule pour cause de tremblements intempestifs dès que je m’éloigne à plus de deux mètres (et encore j’arrondis) du sol…

Au-delà de la métaphore, ce plongeur bosniaque m’a fait penser à un de ses homologues pakistanais d’Hyderâbâd, dont j’avais mis la photo de côté pour un éventuel billet de vacances que je n’ai pas rédigé. J’avais juste appris au passage qu’il existe au Pakistan une ville quasi homonyme de l’Hyderabad indienne. À quelques accents près.

Il m’a aussi fait penser à une autre photo que j’avais mise de côté sans la partager avec vous. Elle date de début juillet et a été prise dans la ville chinoise de Fangchenggang, lors d’une parade de nuit pour célébrer le 94e anniversaire de la fondation du Parti Communiste chinois. Outre que cela ne nous rajeunit pas vraiment et que je me demande parfois s’il ne faudrait pas donner la définition de communiste pour les jeunes lecteurs, le rapport avec l’image bosniaque n’est pas évident. Il faut peut être que je vous explique que le plongeur participe à la R** B** Cliff Diving World Series 2015. Et si vous regardez attentivement l’image de la parade nocturne, vous verrez que le célèbre de boisson énergétique (dont j’ignore autant le goût que la majorité de mes concitoyens le sens du mot communisme) est sans doute également sponsor de cet événement, son nom apparaissant sur l’arche gonflable en arrière plan.

Ce qui a quelque chose de sidérant si l’on réfléchit un peu au sens du mot communisme.

Mais qu’est ce que la Chine d’aujourd’hui a conservé du communisme, à part ses pires travers dénaturés ?

Bref…

Puisque de fil en aiguille et d’à propos en coq à l’âne j’en suis arrivé jusqu’en Chine, je vous offre une dernière photo devinette en provenance de là bas. Et en rapport avec l’actualité brûlante récente.

Je sais, avec tous ces indices c’est presque trop facile, mais je n’avais pas plus envie de vous épuiser que de me fouler pour cette reprise.

(photos : Amel Emric, Nadeem Khawer, Guangxi Zhuang, DR)

Pour la musique non plus je ne me suis pas fatigué à chercher trop loin…

Les Ukrainiens de DakhaBrakha sont déjà passés par ici. Ils étaient aussi sur la place Maïdan pendant la révolution à Kiev. Et sur la scène des Escales à saint-Nazaire au début du mois. Mais je sais au moins une lectrice qui sera ravie de les réentendre…

Et puis il y a comme un rapport avec le plongeur.