Les pauvres préfèrent le car?

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Comme je vous le disais hier, je n’ai pas la télé. C’est pas pour ça que je suis un arriéré. Même si j’ai parfois un certain décalage avec l’actualité. Mais ça, c’est aussi parce que je n’ai pas – non plus – de compte Twitter. Car je suis vraiment un réactionnaire !

Bref.

J’ai quand même appris hier que je n’aurai toujours pas de redevance à payer pour regarder la télé sur mon ordinateur au cas où l’envie m’en prenne.

Comme quoi, mieux veut être un geek riche qu’un pauvre téléspectateur !

Bref bis.

Si je n’ai pas regardé ni écouté la conférence de presse présidentielle hier en direct, ce n’est pas par désintérêt pour l’actualité hexagonale ou hollandaise. C’est par superstition. Parce que la dernière fois que j’ai entendu causer François Hollande en direct, c’était dans le poste sur la radio nationale le 5 janvier chez Patrick Cohen. Et deux jours plus tard : boum ! Attentat de Charlie-Hebdo, écran noir sur abcdetc, émotion dans toute la France…

À propos d’émotion, j’ai vu ce week-end des photos de manifestants brandissant des pancartes “Je suis Aylan”. Comme quoi si l’imagination était au pouvoir en 68 (et j’ai des doutes…), en 2015 on est en plein recyclage. Sans doute un contrecoup du développement durable qu’on n’a pas fini de nous vendre… Jusqu’à l’échec annoncé (probable?) de la prochaine conférence planétaire sur le climat ?

Bref ter (et après j’arrête parce que je ne sais jamais si on dit quater, quatro ou juste quatrièmement qui fait nettement moins classe…)

Quand j’ai entendu François Hollande à la radio nationale en début d’année, je m’étais un peu moqué de sa défense de la loi Macron sur l’air de vive l’autocar.

“Mais il y a des gens qui veulent prendre l’avion […] des gens qui veulent prendre le train, des gens qui veulent prendre l’autocar, des gens qui veulent prendre leur voiture.”

Si cette défense du pluralisme pouvait avoir quelque chose de touchant en démocratie, je n’ai rencontré personne, depuis que j’ai entendu ce brillant éloge de la diversité des transports, qui m’affirme préférer l’autocar à l’avion. Ou au train pour les plus phobiques.

Jusqu’à ce que je vois des dizaines de photos de migrants, arrivés à pied en Hongrie et sans doute contents (et soulagés) d’en être repartis en bus. Mais que je n’ai pas eu le loisir de sonder et auxquels personne sans doute n’a proposé de prendre l’avion.

Quant aux enfants de Manille qui jouent dans un vieux DC9 en attendant que se bâtisse le jardin public autour, ils seraient peut être aussi ravis avec un vieux bus.

L’essentiel c’est de jouer quand on est un enfant normal… comme un président.

(Photo : Aaron Favila)

Visiblement, ils ne leur ont pas proposé l’accueil. Mais ça c’était avant.

Et chez moi non plus, je n’accueille personne. Et pas seulement à cause de la télé que je n’ai pas.

Alors je peux bien passer Mammon (quel programme !) de Wille and the Bandits.