Dommages collatéraux

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“C’était terrifiant.”

Douze membres du personnel et au moins sept patients, dont trois enfants, ont été tués. On dénombre également 37 blessés, dont 19 membres du personnel…

C’est le sinistre bilan du bombardement de l’hôpital de Médecins sans Frontières (MSF) de Kunduz dans la nuit de vendredi à samedi…

Un hôpital que l’organisation humanitaire a dû fermer au lendemain de ce bombardement meurtrier, dénonçant une “violation du droit humanitaire” et exigeant “une enquête indépendante” sur les circonstances de cette “erreur” des forces internationales de la coalition et des militaires étasuniens. “Nous n’accepterons pas que ces dizaines de victimes soient considérées comme de simples ‘dommages collatéraux’” a ajouté la présidente de MSF, Meinie Nicolai.

Le chef du Pentagone, Ashton Carter, a affirmé qu’une “enquête exhaustive” était en cours.

On aimerait croire que plus jamais ne meurent des victimes civiles innocentes aux côtés de ceux qui tentent d’apaiser leurs douleurs.

Les mots manquent devant une telle méprise, cynique et sinistre. Ce crime de guerre.

Comme l’écrit Lajos Zoltan Jecs, infirmier à Kunduz, au lendemain de l’horreur :

“Ce que j’ai dans le cœur depuis ce matin, c’est que ce qu’il s’est passé est intolérable. Comment est-ce que ça a pu se produire ? Détruire un hôpital et autant de vies, pour rien. Il n’y a vraiment pas de mots assez forts pour ça.”

Une pensée en silence…

(photos : Médecins sans Frontières)

Et puis j’ai pensé à l’accordéon du lundi…

Alors, en tapant au hasard Afghanistan et accordion dans un moteur de recherche quelconque, je suis arrivé jusqu’au voyage du journaliste Gregory Warner (Afghanistan: An Accordion Journey). Comme un espoir déçu que la musique adoucisse les mœurs et réunisse les peuples.