Montre que tu existes

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Il fallait quand même bien un déplacement en Islande (vendredi 16 octobre dernier), jusqu’à un glacier au nom aussi imprononçable que celui d’un volcan – Sólheimajökull – et qui fond presque aussi vite que la marée monte au mont Saint-Michel, pour toucher du doigt une réalité aussi noire que la terre volcanique qui entoure la glace restante : Le réchauffement climatique est une réalité.”

Les plus caustiques poseront la question de l’utilité réelle d’un tel voyage. Et de son impact carbone.

“Pour ceux qui doutent du réchauffement climatique, il faut qu’ils viennent ici. S’il y a une démonstration à faire, elle est faite.”

Il est vrai que pour prononcer des phrases de cet acabit, à part la présence du glacier, n’importe quel zinc de bistrot parisien (ou même de province) aurait suffit.

“La disparition du glacier, c’est aussi la disparition de l’Histoire.”

Quand à celle-ci, elle risque surtout de disparaître sans renter dans l’Histoire…

C’est à se demander, une fois encore, si les stratèges et autres communicants de l’Elysée ne le font pas exprès. Ou alors si François Hollande n’a pas conscience du ridicule.

J’ai eu bien tort d’ironiser il y a quelques semaines sur la communication un peu exagérée d’Obama devant son glacier d’Alaska (comme de celle de Poutine…), parce qu’à côté de notre pachyderme hexagonal, il(s) étai(en)t d’une légèreté de violette (j’adore cette expression qu’emploie régulièrement le Canard enchaîné).

Bref.

Il faut dire, à décharge du pauvre président tellement normal, qu’il était accompagné pour sa visite au glacier Sólheimajökull (c’est agréable parfois de ne pas passer à la radio), outre par son homologue islandais, M. Ólafur Ragnar Grímsson, par son ex-compagne et actuelle ministre de l’Écologie, qui n’est pas forcément la muse idéale, et par Nicolas Hulot, dont la capacité d’adaptation au changement de présidents (de Chirac à Hollande en passant par Sarkozy…) laisse présager qu’il sera peut être l’un des derniers survivants de la catastrophe qui nous guette et qu’il est plus beau parleur que véritable penseur…

Selon l’écopacteur (sic) qui n’a pu s’empêcher pourtant de lâcher sa petite phrase au pied du glacier : “Une image résume des milliers de pages d’un rapport sur le climat”. On espère quand même que François Hollande a prévu autre chose que ses photos souvenir pour accueillir les 40000 participants à “sa” conférence sur le climat dans un peu plus d’un mois

(photos : Thibault Camus, L. Blevennec)

Il est plus facile d’ironiser sur notre président sur la banquise que de trouver une chanteuse islandaise qui ne soit ni Björk, ni une ancienne candidate à l’Eurovision, ni une doublure pour Disney…

Ni Emilíana Torrini qui est déjà passé deux fois dans ces pages.

Et puis j’ai quand même trouvé Ólöf Arnalds.