Vertige de l’amour…

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Au départ, j’avais programmé pour aujourd’hui un sujet sur le Brésil, à partir d’une autre photo d’oiseaux survolant le Rio Doce. Mais à cause des Belges, j’ai changé de pays et de sujet.

J’ai d’abord cru que c’était une blague, mais l’Internet belge a vraiment été envahi par les chats dimanche. Ce qui n’a rien d’exceptionnel si l’on en juge par le succès des félins sur le web, animaux à peine concurrencés ces derniers jours par la mort d’un chien policier. Nommé Diesel, ce qui représentait selon moi un bien mauvais présage pour un chien affecté aux forces d’intervention rapide.

Bref, par solidarité réciproque envers ce pays qui hérite de nos terroristes, autant que par une sorte de paresse (et une espèce de malice), j’ai changé de sujet.

Et comme abcdetc a pour devise “comme les autres en différent”, j’ai chois d’afficher… une moule. Parce que comme symbole de la Belgique c’est quand même plus probant que le chat et qu’en anglais (langue idéale pour la recherche de photos sur Internet) ça se dit “mussel”, ce qui rime plutôt bien avec Bruxelles.

Bon d’accord, la moule que j’ai trouvée (sur un site espagnol par une photographe anglaise…) ne fait que de la figuration dans les dernières images de cette série surtout consacrée à un goéland argenté. Mais comme beaucoup de gens le prennent pour une mouette, il pouvait lui aussi passer pour un hommage, par l’intermédiaire de Gaston et de son créateur – belge – Franquin.

J’ajoute une image pour ceux qui n’auraient pas saisi toute l’allusion culturelle et pour montrer que la mouette n’est pas totalement hors sujet quand on parle de chat. Même si, je vous l’accorde, on ne trouve aucune moule dans les aventures de Gaston.

Bref.

Je suis d’accord que j’aurais pu choisir autre chose pour illustrer la Belgique, comme une pipe pour illustrer l’ambiance surréaliste dans la capitale belge hier. Mais avouez que ça n’aurait pas évité les ambiguïtés sexuelles possibles, qui m’attirent toujours quelques visites inopinées de lecteurs égarés, dont j’espère qu’il en restera un pour apprécier ce qu’il ne cherchait pas, au nom de la fameuse sérendipité qui s’épanouit avec Internet autant que les pages à chat, les sites terroristes ou pornographiques (qui paraît-il parfois se confondent).

D’autant que je pense qu’il existe beaucoup plus d’internautes parlant de pipes (ou de chattes) que de moule. Terme qui me paraît quelque peu tombé en désuétude, comme d’autres appellations animalières du con – cigale, coquille Saint-Jacques , écrevisse, éléphant, escargot, hérisson, ou petit caniche – que j’ai trouvées dans la longue et bien poétique liste de mes confrères d’écholalie. Je signale au passage aux institutrices de maternelle (et autres professionnelles de la petite enfance) qui liraient ce blougui que le terme corbillon figure dans cette liste, entre coquillette et coucoune. Et je les imagine rougir la prochaine dois qu’elle joueront à Dans ton corbillon, qu’y met-on ? avec les âmes innocentes qu’elles ont la charge d’éduquer.

Quant au titre du billet du jour, je sais bien qu’il n’a rien de belge, et que c’est plutôt dans Gaby que dans Vertiges de l’amour qu’il est question de frite et de moules. Mais quitte à parler braguette… j’aime bien quand il y est question d’amour aussi. Mon côté vieille France en l’occurrence. Ou vieille Belgique en l’occurrence

Je sais. C’est très approximatif comme traitement de l’information et comme humour.

Mais avouez qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat . Expression dont je vous laisse découvrir vous même l’origine

…du monde, oui si vous voulez. On n’est pas sur f***k ici.

(photos : Linda – décembre 2012)

Et puisque nous sommes passés quand même un petit peu par la Belgique, c’est l’occasion d’écouter les Zita Swoon, dans leur dernier projet Nothing That Is Everything, qui est, plus qu’un album, une véritable aventure artistique… surréaliste dadaïste.