La Belle de Mai

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Des milliers de personnes, des dizaines de milliers selon certaines sources, réunies dans la rue pendant plusieurs heures, sans sujet de protestation, sans victoire de coupe de monde ou concert gratuit. Sans deuil national non plus.

Quoi que.

Ils étaient donc plusieurs milliers d’Argentins réunis sur la place de Mai, mardi dès la fin de l’après-midi, pour guetter la dernière apparition de leur présidente, Cristina Fernández de Kirchner et entendre ses derniers mots.

À en croire les images, et la partie de la presse pas trop excitée par le nouveau virage à droite que vient de subir l’Amérique latine, la première dame d’Argentine n’a pas déçu son public, avec un jeu de scène digne d’une diva et un discours enflammé, retransmis sur écrans géants.

“Nous croyons en ce que nous avons fait. Il faut donc s’assurer que ces acquis ne seront pas détruits”, a-t-elle lancé depuis la tribune installé face au palais présidentiel, qu’elle devait quitter à minuit, pour cause de décision de la justice, saisie par son successeur, Mauricio Macri, qui ne voulait pas d’une passation de pouvoirs au parlement, encore majoritairement à gauche.

“Je ne peux pas parler longtemps parce qu’à minuit, je me transforme en citrouille”, a ironisé Cristina Fernández de Kirchner, avant de redevenir une “simple” citoyenne et militante. “Ne vous méprenez pas, l’endroit naturel pour un militant ne doit pas être un gouvernement, il doit être avec les gens”, a-t-elle aussi déclaré, avant de conclure : “Merci pour tant de bonheur. Merci pour tant de joie. Je vous remercie de tant d’amour.”

Et de quitter la scène, quelques minutes après minuit.

Dans la foule qui brandissait aussi des messages de remerciement et d’amour, plusieurs voix ont crié : “On reviendra !”

Qui sait ?

La constitution argentine, qui interdisait à la présidente sortante de se représenter pour un troisième mandat, l’autorise à être de nouveau candidate dans 4 ans.

Je vous remets cette dernière image pour que vous ayez le temps d’apprécier les amoureux à l’arrière plan ou dans le reflet de je ne sais quel écran…

(Photos : Andres Stapff, Pablo Porciuncula, Fabián Marelli, Natacha Pisarenko, Luciana Granovsky, Raul Ferrari, Ricardo Ceppi, Andres Stapff, Juan Mabromata,

PS : Je sais bien que chez mes confrères de la presse, nationale et internationale, Cristina Fernández de Kirchner n’est pas forcément la personnalité du moment. Et en tout cas pas de l’année. Mais promis, si autant de monde vient saluer Angela Merkel à son départ après son troisième mandat, j’en ferai un billet.

“Dispensée” de passation de pouvoirs, Cristina Fernández de Kirchner doit s’envoler aujourd’hui pour la Patagonie, où elle assistera à la prise de fonction de sa belle-soeur, Alicia Kirchner, élue gouverneur de la province de Santa Cruz.

Mais je me dispense (et vous aussi) d’une chanson de l’exilé fiscal le plus célèbre de cette région du bout du monde.

Je préfère vous faire découvrir (ou pas…) un artiste plus local, Axel Krigier, avec une chanson qui n’a rien à voir avec ce qui précède, sauf à se souvenir que “la personnalité” de l’année de Time était jusqu’en 1998 “l’homme” de l’année.