Emplâtrons !

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Je ne sais pas si vous est déjà venue l’idée (saugrenue) de vouloir disparaître sous terre. Velléité fugitive, un moment de honte étant vite passé.

Bref.

Je suis tout fier de partager avec vous une bonne nouvelle, dont de trop nombreux lecteurs se plaignent de la rareté dans ce blougui (comme moi dans le monde).

Quatre mineurs chinois ont retrouvé l’air libre, après 36 jours passés sous terre, dans une mine de gypse.

En tout, 29 mineurs avaient été bloqués sous terre par l’effondrement le 25 décembre, pour des raisons toujours inconnues, de cette mine située à Pingyi, dans la province de Shandong. Onze d’entre eux avaient été libérés dès le lendemain, un autre a été découvert mort. En comptant les 4 qui ont été secourus vendredi, 13 autres restent encore sous terre. Portés disparus, comme on dit.

Les quatre rescapés avaient été localisés dès le 8 janvier et les sauveteurs avaient pu leur faire parvenir des vivres, des vêtements et des lampes. Mais il leur aura encore fallu patienter 3 semaines pour retrouver l’air libre et la lumière du jour.

L’arrêt de cette mine avait été ordonné en octobre dernier par les autorités. Mais il faut croire qu’en Chine communiste (comme ailleurs dans le monde), la sécurité des travailleurs compte moins que les profits. Et l’extraction se poursuivait en secret.

Le propriétaire de la mine s’est suicidé en se noyant près de la mine, peu après la catastrophe et quatre responsables locaux, dont le chef local du parti communiste chinois, ont été démis de leurs fonctions depuis la catastrophe.

Mais on sait qu’il reste (en Chine comme ailleurs) des centaines (des milliers?) de lieux dangereux où continuent de travailler des hommes, de femmes ou des enfants.

Certains devraient avoir honte (et se terrer sous terre) d’oser déclarer que la vie d’un entrepreneur est souvent bien plus dure que celle d’un salarié. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. En oubliant trop facilement, pour faire un bon mot, que le salarié peut perdre sa santé ou sa vie.

Il m’arrive, en entendant s’exprimer certains irresponsables politiques, d’avoir envie de les emplâtrer !*

Et l’autre bonne nouvelle, c’est que cela reste possible…

(Photos : DR)

* J’ai appris en faisant des recherches pour ce billet que le gypse servait essentiellement à la fabrication de plâtre de Paris.

Elle est libre et chante une femme libre.

C’est le seul rapport que j’ai trouvé avec les mineurs chinois.

Son dernier album s’intitule Paradise is there, mais c’est du précédent qu’est extrait ce morceau : Natalie Merchant chante Lulu.