Un seul être vous manque

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Slide 1

Comme une réponse aux cons qui trouvent qu’il y a trop de réfugiés qui arrivent en Europe, ou à d’autres cons qui prédisaient un avenir de violeur au petit Aylan s’il avait survécu (mais attention, les premiers sont con au premier degré et les autres au second voire au troisième, ce qui, comme les brûlures, est peut être plus grave…) Comme une réponse donc à la connerie humaine ambiante et persistante, on a appris ce week-end que 10.000 enfants migrants avaient disparus après leur arrivée sur notre territoire européen.

C’est ce qui ressort d’une étude de l’agence de coordination policière européenne Europol, basée sur les déclarations des états et d’ONG européens. 10.000 enfants portés disparus depuis deux ans. Et si on peut espérer que plusieurs d’entre eux ont juste rejoint leurs familles ou qu’ils “se cachent volontairement des autorités de peur d’être renvoyé”, les flics européens craignent que beaucoup d’entre eux ne soient exploités, notamment sexuellement, par le crime, organisé ou non. “Les mineurs voyageant sans adultes sont le groupe le plus vulnérable du flux de migrants”, rappellent certains.

Quoi qu’il en soit, cette disparition de masse (l’équivalent de la population d’une petite sous-préfecture…) laisse planer une bien désagréable impression sur la “gestion” des réfugiés par notre Europe si bien organisée. Et provoque une profonde tristesse en pensant à ces familles éparpillés, à ces enfants “abandonnés” et au travail nécessaire pour les reconstruire une fois qu’on les aura retrouvés.

Comme on a envie de l’espérer…

N’ayant pas de photos des enfants disparus, ni des avis de recherche qui pourraient les concerner, j’ai illustré ce billet avec une simple image d’une mère afghane, photographiée dimanche avec sa fille dans le quartier de Mazar-i Sharif, au nord de Kaboul. Sur le mur derrière elles, on peut lire, grâce à la traduction fournie par le photographe : “Un enfant c’est la vie, ne l’échangeons pas contre de l’argent.”

Combien valent les enfants réfugiés perdus pour ceux qui les exploitent ? Et combien pour nous ?

(Photo : Shiwa Kiyanosh)

En cherchant la musique du jour, je suis passé par FIP, qui me proposait d’écouter (et d’acheter) les titres de la compilation Amal,réalisé par 21 artistes du beatmeaking français pour venir en aide aux populations syriennes.

Désolé si au beat d’Amal j’ai préféré le charme d’Amal … Maher. Une des “révélations de la nouvelle génération de la chanson égyptienne”.

Avec toujours le même étonnement des voisinages musicaux entre certaines musiques arabes et indiennes…