Bonnes résolutions

, ,

Slide 1

C’était dimanche soir et je m’apprêtais à rédiger le 2385e billet de ce blougui qui cherche toujours sa ligne éditoriale aussi bien que le sens de son existence.

Je sais bien qu’à force de regarder la détresse du monde, je me laisse désemparer et gagner par une tristesse diffuse qui transparaît dans les lignes. Je ne sais pas toujours comment feindre l’ignorance, comment cultiver l’indifférence, même si je ne sais toujours pas comment changer ce monde qui change si vite dans une évolution qui, encore plus que le vertige, me donne parfois la nausée.

Mais c’était aussi la veille du nouvel an chinois, dont les festivités débutent aujourd’hui.

Alors, j’en ai profité pour reprendre de nouvelles résolutions que j’espère tenir.

Je n’en dirai pas plus. De peur de me trouver contredit tellement trop vite, de ne pas avoir l’énergie, l’imagination, le talent d’autre chose.

Mais je vais essayer. Non pas l’indifférence ou l’ignorance, mais de sourire.

Simplement.

Alors, pour fêter une bonne année aux Chinois comme à tous ceux qui adoptent leur calendrier, je m’épargnerai la nouvelle provocation gesticulatoire de Kim Jung un qui aime tant jouer avec ses fusées. Et une dizaine d’autres images sombres. Ou d’autres dont je ne sais que dire, comme les photos de carnaval ou les clichés d’exploits sportifs, pourtant tellement témoins d’une actualité heureuse. Malgré tout.

Je ne veux pas du malgré tout. Il me fait trop penser à une résignation, comme les “ça pourrait être pire” ou “on n’a pas de raison de se plaindre” qui me semblent toujours parler d’une forme de capitulation, qui m’évoque trop (même si ce n’est pas son étymologie) le fait de baisser la tête.

Alors je relève la tête. Et je vois l’enfant dans les bras des pompiers de Tainan, secouru de son immeuble détruit par le tremblement de terre qui a secoué Taïwan dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Et je souris de le voir vivant. Épargné d’avoir rejoint les 24 victimes du séisme.

Et je lui souhaite une bonne année. Et une longue et belle vie dans un monde sans trop de secousses.

Je n’ai pas l’air trop naïf ? Je m’en fous…

(Photo : DR)

Et pour accompagner mon désir d’optimisme, j’ai trouvé les Péruviens de Bareto, dont la chanson La Pantalla, extraite de leur tout nouvel album Impredicible, a quelques accents chinois je trouve.

Et puis “imprévisible” me convient pour marquer une nouvelle nouvelle année marquée de nouvelles résolutions réitérées…