Coups d’état

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Encore des journalistes enchaînés pour la liberté de la presse.

Cette fois-ci, c’est en Turquie que le pouvoir de Recep Tayyip Erdoğan a mis la main sur l’un des plus grands quotidiens d’opposition, Zaman, accusé de colporter les idées de l’imam Fethullah Gülen, qui dirigerait une “organisation terroriste” qui aurait mis en place un “État parallèle” destiné à renverser le gouvernement légitime d’Erdoğan. Qui devant ces menaces de coups d’État qui ressemblent fort à une théorie du complot a préféré envoyer la police disperser les quelques 500 manifestant réunis devant le journal. En distribuant des tas de coups…

Samedi, pour sa dernière édition libre le journal titrait “Jour de honte”. Dimanche, le quotidien affichait une ligne pro-gouvernemental, conformément au “droit en vigueur”.

L’Union européenne, à laquelle la Turquie demande d’adhérer, et les États-Unis, alliés du pays dans l’Otan, ont appelé Erdoğan au respect de la liberté de la presse. Mais à la veille d’un sommet UE-Turquie sur la crise des migrants, où les Européens comptent sur la bonne volonté turque, et dans un contexte toujours guerrier contre Daech, les marges d’indignation semblent bien limitées.

Si la démocratie est un sport de combat, Recep Tayyip Erdoğan, contre la presse comme contre les Kurdes, est plutôt du genre gros bras.

(Photos : Kursat Bayhan, DR)

Les récents débats autour de l’Islam (comme la polémique autour de la tribune de Kamel Daoud) incitent à la prudence concernant les amalgames. Ainsi, même dans une Turquie qui glisse parfois dans le radicalisme, les femmes ont encore quelques libertés vestimentaires. Au moins pour le tournage de ce clip sur les toits d’Istanbul, en 2012, par la jeune et jolie Roumaine Inna