Sous la surface…

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Slide 1

Après ce lundi de Pâques dont je ne comprends toujours pas l’utilité et avant ce jeudi de grève que j’estime indispensable, je suis un peu déphasé dans la publication des billets.

Alors, parce que je l’ai trouvée belle, j’ai choisi une simple image pour ne pas perdre le fil de la chronologie et m’éloigner un peu de la fureur d’un monde qui me fatigue malgré trois jours de presque repos

Une image d’espace sauvage, quelque part en Alaska où émerge juste la tourelle presque incongrue d’un sous-marin qui ne semble pas vraiment troubler la quiétude du lieu. À peine.

Une image presque apaisante et un peu métaphorique pour ce blougui qui, depuis bientôt 7 ans (on fêtera l’anniversaire cette semaine au tout début du mois prochain), plonge dans l’actualité et toutes les pensées qu’elle génère. Et fait parfois surface dans un moment de poésie suspendue face à la simple beauté du monde, comme celle d’un paysage de glace.

Plonger dans l’actualité, faire surface. S’épargner parfois du chaos du monde et aborder des rivages sauvages.

Je ne suis pas bien doué pour les métaphores.

Et n’étant pas plus doué en ce qui concerne Jules Verne que je n’ai pas lu (honteusement?), je ne me risquerai pas à comparer ce blougui au Nautilus, largement évoqué dans le roman que je suis en train de terminer et que je suis impatient de retrouver.

Ce qui explique (à défaut d’excuser) le côté décousu et un peu bâclé de ce billet du jour écrit en fin de journée, et non la veille comme habituellement…

Bref.

Le sous-marin du jour n’est pas de fiction. Il s’appelle USS Hampton et c’est un sous-marin nucléaire d’attaque. Un des 55 que possèdent les États-Unis. Un des 89 qui parcourent les mers du globe.

Une arme.

Comme il y en a tant, à la surface du globe ou sous la surface des océans.

Comme il se dépense chaque année plus de 1700 milliards de dollars pour les fabriquer. Plus de 1.500.000.000.000 €. Plus de 200 € pour chaque habitant de cette planète. Dont les 900 millions qui vivent avec moins de 1,90€ (nouveau seuil de pauvreté… soit 1,68€) par jour feraient mieux de dépenser leur argent plut intelligemment…

Ou comment passer de l’apaisement à un effrayant vertige.

Avant de conclure, naïvement je sais, que la production de masse d’armes en tous genres ne semble pas avoir un effet visible sur le ralentissement des conflits.

(photos : U.S. Navy by Mass Communication Specialist 2nd Class Tyler Thompson)

Puisque je suis arrivé jusqu’en Alaska,j’y suis resté. Et c’est par la presse locale d’Anchorage que j’ai fait la connaissance de Mary Jane Riemann qui a écrit une chanson de deuil accompagnée d’un émouvant défilé de photos…

Goodbye !