Les p’tits bateaux

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Slide 1

Par habitude on s’habitue
A tout, à rien
On fait semblant…

J’avoue ne pas me souvenir de la suite des paroles de cette chanson que Mimi Lorca chantait en 1980 et dont Internet ne semble pas avoir gardé le souvenir non plus…

Bref.

C’est peut être parce que je me suis habitué à voir chaque jour les mêmes images dans les photos d’actualité que, à première vue en voyant l’image du jour en vignette dans une galerie d’un confrère, j’ai cru qu’il s’agissait d’un(e) naufragé(e) solitaire perdu(e) en Méditerranée.

Et puis, en agrandissant l’image, j’ai réalisé que l’habitude m’avait trompé.

Alors, sans oublier ni les migrants qui se pressent encore aux frontières d’une Europe qui les sous-traite maintenant à la si démocratique Turquie, ni leurs périples épuisants et inhumains, ni les guerres qui les font fuir…

…j’ai gardé l’image de la photographe japonaise canotant sur un lac dans un parc de Tokyo sous les cerisiers en fleurs.

Parce que le monde me reste supportable grâce aussi à ces images du printemps.

(Photo : Shizuo Kambayashi)

Il est tellement plus agréable de voyager par goût de la découverte que par nécessité de fuir.

Je ne comprends pas tout des paroles de Mertaha, chanson du jour de la Marocaine Sophia Charaï, mais les images évoquent bien “un road movie joyeux dont on aimerait qu’il ne connaisse pas de fin”.