Une pensée pour
Madame la Baronne

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Deux informations sont venues se percuter hier matin dans ma radio et dans ma tête.

Selon la première, en provenance d’Angleterre, “à la suite de l’affaire des ‘Panama Papers’ qui l’a mise (sic du copier-coller de l’afp allègrement recopié sans ciller par mes confrères) en difficulté, le Premier ministre britannique David Cameron doit présenter ce lundi des mesures pour rendre pénalement responsables les sociétés qui favorisent l’évasion fiscale”.

Et dans la seconde, en direct d’Hiroshima, “John Kerry, profondément ému, réclame un monde sans armes nucléaires”.

Le voleur qui prétend se faire gendarme et le criminel qui en appelle à la fin du crime… Il faut oser, ils l’ont fait.

Et c’est en m’estomaquant de tant de mauvaise foi que, passant par les fameux “cons qui osent tout, et c’est ça ça qu’on les reconnaît” d’Audiard, ma mémoire est remontée jusqu’à Eugène-François Vidocq (1775-1857) bagnard multi évadé, devenu chef de la Sûreté et rendu à la célébrité par les Nouvelles aventures de Vidocq, et leurs 13 épisodes diffusés quand j’avais une dizaine d’années.

Et à la baronne Roxane de Saint-Gely, délicieusement incarnée par Danièle Lebrun, qui se promène dans mes émotions “amoureuses” de jadis entre Mary Poppins (jouée par Julie Andrews) et Emma Peel (alias Diana Rigg).

Mais comme j’ai vieilli de quelques décennies, Cameron, Kerry (et leurs confères en hypocrisie) m’excitent aujourd’hui d’une manière qui n’a rien d’érotique…

Alors que la baronne…

(Photos : Jonathan Ernst, Mike Kemp, Marcel Bluwal-ORTF)

Pour ceux dont la mémoire ne remonte pas comme la mienne ou vers les mêmes souvenirs, j’ai retrouvé le générique de Vidocq sur le site de l’Ina. Dont l’ancienne directrice, Agnès Saal, deviendra peut être un jour, selon la logique ambiante, une ardente défenseuse de la lutte contre le détournement de fonds public…