Ça va les mecs ?

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4
Slide 5
Slide 6
Slide 7
Slide 8
Slide 9
Slide 10
Slide 11
Slide 12
Slide 13
Slide 14
Slide 15
Slide 16
Slide 17
Slide 18

C’était tellement prévisibleque la nouvelle n’a pas vraiment surpris.

La destitution de la présidente brésilienne Dilma Roussef a été approuvée dimanche par 367 députés sur les 513 que compte le parlement brésilien. Une “mascarade” retransmise sur écran géant, orchestrée par une droite revancharde et à laquelle ont participé plusieurs politiques largement plus corrompus que celle qu’ils entendait dénoncer : une cinquantaine de députés faisant l’objet de procédures judiciaires et Eduardo Cunha, le président de cette “noble” assemblée, étant pour sa part mis en examen par la Cour Suprême pour “corruption passive et blanchiment d’argent”.

Le tout au bénéfice du vice-président Michel Temer, lui aussi impliqué dans le scandale Petrobrás.

C’est dire si l’opération “mains propres” est en de bonnes mains !

Mais, au delà de ce “jour de honte” suivi en direct par des milliers de manifestants réunis devant les écrans géants, comme pour un match de foot de l’équipe nationale, j’ai été frappé par les images de la séance de vote, qui témoigne d’une ambiance pas franchement sereine voire même hystérique et peut être un chouia machiste, comme en témoignent les nombreuses pancartes brandies par les députés annonçant Tchau querida ! (au revoir chérie !)

Sans doute un effet néfaste de la prépondérance masculine de la représentation au parlement brésilien : 9,9% de femmes députées (ça se remarque sur les photos) et 16% de sénatrices, ce qui place le Brésil à la 154e place au niveau international, très loin derrière le Rwanda et la Bolivie, les deux seuls pays où les femmes sont majoritaires dans les parlements…

Alors qu’ils s’apprêtent à éjecter l’une des rares femmes de pouvoir, on peut suggérer aux Brésiliens de s’attaquer à ces vestiges misogynes en même temps qu’à la corruption. Les deux pouvant se faire de concert…

(Photos : Ueslei Marcelino, Evaristo Sa, Nilson Bastian, Adriano Machado, Nelson Almeida, Nacho Doce, Rodrigo Paiva)

Autre pays, autre femme…

Ronit Elkabetz est morte hier. Trop tôt.

Ça m’a fait triste. Beaucoup.

Alors, avant de prendre le temps de regarder Prendre femme, j’ai trouvé ça (ici) :

Puis ça :

Et …