Je suis Kaboul

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Comparaison n’est pas raison.

Mardi soir, j’étais triste en apprenant la mort de Ronit Elkabetz. Et celle de plus de 30 personnes dans un attentat à Kaboul.

Hier, je rendais hommage à la talentueuse actrice israélienne, mais je ne disais rien sur l’Afghanistan.

Une hiérarchie conforme à celle adoptée par nombre de mes confrères.

Hier soir, j’apprenais que, selon le ministère afghan de l’Intérieur, “64 Afghans innocents ont été tués et 347 autres ont été blessés dans l’attaque terroriste […] La plupart des victimes sont des civils.”

Après cet attentat, le plus violent qu’a connu la capitale afghane depuis 5 ans, la vie a repris son cours à Kaboul. Comme elle peut.

Et je n’ai trouvé aucun mouvement de masse sur Internet pour clamer “Je suis Kaboul”, comme tellement furent successivement Charlie, Paris, puis Bruxelles. Où 32 personnes ont été tuées il y a presque un mois tout juste.

Deux fois moins qu’à Kaboul, mais largement deux fois plus près.

Comparaison n’est pas raison. Et les calculs sont parfois absurdes. Comme la géopolitique.

Mais l’Afghanistan n’était pas si loin quand il s’agissait d’aller y porter la guerre au terrorisme. Avec le succès qu’on constate…

(photos : Hedayatullah Amid, Jawad Jalali, Omar Sobhani, Mohammad Ismail, Ahmad Masood, Shah Marai)

Hier encore, j’apprenais que mon gouvernement souhaitait proroger pour la troisième fois l’état d’urgence, jusqu’au 28 juillet, pour cause d’Euro de football et de Tour de France cycliste. deux événements fort imprévisibles en effet lors des deux premières prorogations…

Bref.

Pourquoi tu as peur, de quoi tu as peur ? Tout nouveau titre de mon compatriote Kyssi Wète.