Policiers de tous les pays, unissez-vous !

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Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Ainsi, aujourd’hui, n’est pas un jour de manifestation. Contrairement à hier et à demain.

Pour éviter les amalgames, le mouvement contre la loi travail fait une pause pour que les policiers puissent manifester.

Sympa non ? Mais fatigant.

Surtout que la veille, les mêmes (?) policiers ont distribué 53 arrêtés d’interdiction de manifester avant de procéder à 87 interpellations pendant les manifestations du jour. Ce qui explose le compteur de 1000 interpellations fièrement revendiquées il y a moins d’une semaine par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Dix fois plus que les 101 arrestations “en lien direct avec le terrorisme” annoncées le même jour.

Évitons tout amalgame et toute provocation inutile. Chacun sait que les forces de l’ordre ne sont là que pour son maintien. De l’ordre. Les forces, c’est en cas de force… majeure. Et passons sur les attaques gratuites contre la police, si désolantes un peu plus d’un an après ce cri d’amour à la police poussé par tant de Charlies de France.

Bref.

Ce blougui est censé se concentrer sur l’actualité internationale. J’y viens.

Avec un lien vers un article de l’Obs, qui reproduit les infos de Reuters : “La police kényane a fait usage de gaz lacrymogènes et d’un canon à eau pour disperser des centaines de manifestants qui réclamaient lundi (16 mai) la dissolution de la Commission électorale indépendante (IEBC), qu’ils jugent partisane, rapporte un journaliste de Reuters.” Lequel journaliste précise plus loin que “des pierres [avaient] été lancées en direction des forces de police”.

Si on distingue bien la fumée des gaz lacrymogènes et quelques canons à eau sur les photos du jour, les photographes (de Reuters et d’autres agences) ont assisté à d’autres spectacles que leur confrère localier.

Sans doute à cours de gaz ou d’eau ou des deux, les policiers kenyans ont dû user de la matraque et du godillot pour venir à bout des lanceurs de pierre, lesquels à bout de pierres n’ont pu que prendre leurs jambes à leurs cous. Quand ils n’en ont pas reçus (des coups) qui les ont stoppé net dans leur élan de fuite.

On voit nettement sur certaines images que certains manifestants restaient armés, de bouteilles d’eau, de cahiers voire d’un pinceau (?).

On voit tout aussi nettement que les policiers kenyans n’ont pas hésité à donner une mauvaise image de leur profession, allant jusqu’à s’essuyer les semelles sur un manifestant à terre.

C’est cette dernière image qui a provoqué quelque émoi et entraîné une réaction officielle. Une enquête interne est en cours afin de déterminer si des officiers de police ont violé la loi en réprimant les émeutes, a déclaré à la presse Joseph Boinnet, le chef de la police kényane. Qui a quand même condamné au passage “l’anarchie que les émeutiers ont imposé hier au public”.

On est rassurés.

La loi travail risque bien de passer. Comme le président Uhuru Kenyatta aux prochaines élections de 2017. Mais, au Kenya comme en France, l’anarchie ne passera pas…

(photos : info’com-CGT, Goran Tomasevic, Simon Maina, Ben Curtis)

Toujours à la pointe de l’actualité Libération consacrait lundi 16 mai (matin) un article à Nairobi. Ou plutôt aux matutus, bus peints et customisés en clubs branchés pour la jeunesse de Nairobi.

Mais j’ai trouvé peu de pistes musicales dans l’article et il m’a fallu me débrouiller seul (ou presque) pour dénicher la prometteuse rockeuse kenyanne, Rish.

Mais je n’ai malheureusement trouvé qu’une version audio de sa chanson The Hate Song.

Pourquoi tant de haine ?