Chaud devant !

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Je pensais commencer ce billet avec quelques considérations météorologiques sur ce printemps pourri qui n’en finit pas de se faire désirer. Et puis j’ai changé d’avis.

Comme Nicolas Sarkozy (je reconnais que l’exemple n’est pas des plus flatteurs pour moi…) qui évoquait hier soir sur France-Inter le plus grand danger qui menace notre planète, à savoir…

… la démographie !

Eh oui, l’environnement et le changement climatique, tellement instrumentalisés pendant la campagne de 2007 puis après avec le Grenelle de l’environnement et autres gesticulations, c’est dépassé. Après la montée des eaux place à la montée des populations. Et l’ancien président (qui je l’espère le restera) de brandir les chiffres de populations de l’Inde, de la Chine et du Nigeria, prochain tiercé gagnant du prochain siècle, en appuyant un peu sur ce dernier pays et sur l’ensemble du continent noir, où l’on prévoit que vivra, en 2100, un terrien sur trois !

Et les côtes africaines se trouvent à 800 kilomètres de Nice ! a péroré (avec justesse) l’ex, avant d’expliquer l’urgence de faire en sorte que tout le monde reste chez soi et de redire que la France ne pouvait pas accueillir…

Je vous passe les détails, mais si vous avez envie de tout écouter, c’est en mémoire chez France-Inter.

C’est avec ce genre d’élan (du cœur?) ou de (nouvelle) volte-face, qui se défend – bien sûr – de tout racisme et de toute xénophobie, qu’on vérifie (si’l en était besoin) que le vote écologiste pèsera bien moins lourd l’an prochain que le vote frontiste ou bleu-marine.

Je ne pense pas que beaucoup de Cambodgiens écoutent France-Inter ou connaissent Nicolas Sarkozy. Mais en écoutant palabrer le revanchard, je regardais avec stupeur les photos du jour, qui témoignent que la menace climatique existe toujours.

Près de 2,5 millions de Cambodgiens (sur 16 millions) subissent la canicule, la sécheresse et les pénuries d’eau. Le gouvernement a lancé à la fin du mois d’avril un programme d’approvisionnement en eau potable mais ces efforts d’urgence ne peuvent empêcher les répercussions sur l’agriculture ou, comme sur ces images, sur la pêche.

Cette situation de catastrophe touche également les pays voisins (Thaïlande, Vietnam ou Laos) et devrait durer… jusqu’en juillet.

Pour reprendre l’an prochain ?

Car si la sécheresse de 2016 est la plus grave de ces 100 dernières années (et le mois d’avril le plus chaud jamais enregistré sur toute la planète) il n’y pas vraiment de raison que cela s’arrête. Car à l’origine de ces climats détraqués on trouve … le réchauffement climatique, dont nous sommes à l’origine, et le fameux “phénomène” El Niño, que nous avons sans doute également enfanté.

Comparé à cette catastrophe planétaire, notre printemps pourri a l’air pitoyable. Aussi pitoyable que les gesticulations du petit homme d’État qui occupe encore trop les antennes.

L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde en 2050. Vue la “capacité” d’accueil des pays “riches” (et épargnés des conséquences mortifères de leur développement), je me demande où ils pourront bien aller et dans quelles conditions ils vivront.

Et quand nous serons 10 milliards à ne plus pouvoir habiter sur notre terre, quel extra-terrestre nous expliquera qu’il n’y a pas d’avenir pour nous sur sa planète ?

(Photos : Samrang Pring)

Il reste pourtant des saisons :

J’ai copié cette image sur le site d’Ala.ni, une chanteuse londonienne née de parents (immigrés) originaires de Grenade.

Avant de partager avec vous ce moment de grâce capté il y a un peu plus d’un an par l’équipe des Concerts à emporter