En attendant ce jour

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Slide 1

“Un jour, il y aura autre chose que le jour.”

En attendant ce jour différent et le grand matin du grand soir, le monde continue sa course folle et c’est aujourd’hui la 16e Journée mondiale des réfugiés.

À cette occasion, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé une pétition qui sera adressée en septembre aux gouvernements du monde, les appelant à “travailler ensemble et contribuer équitablement pour venir en aide aux réfugiés” afin que :

  • chaque enfant réfugié soit scolarisé;
  • chaque famille réfugiée puisse vivre en lieu sûr;
  • chaque réfugié puisse travailler ou acquérir de nouvelles compétences afin de contribuer à sa communauté.

Pour l’honneur mais sans illusion, j’ai donc signé la pétition #Aveclesréfugiés.

Et poursuivi ma route en pensant, en chantant.

Avec une image d’enfants syriens jouant au foot dans le camp de Suruc en Turquie, avec un ballon dont l’état devrait faire honte à ces footballeurs qui repeignent les pelouses en vert pour que ça passe mieux à la télé (véridique !)

Et le poème entier de Boris Vian dans la tête :

Un jour
Il y aura autre chose que le jour
Une chose plus franche, que l’on appellera le Jodel
Une encore, translucide comme l’arcanson
Que l’on s’enchâssera dans l’oeil d’un geste élégant
Il y aura l’auraille, plus cruel
Le volutin, plus dégagé
Le comble, moins sempiternel
Le baouf, toujours enneigé
Il y aura le chalamondre
L’ivrunini, le baroïque
Et tout un planté d’analognes
Les heures seront différentes
Pas pareilles, sans résultat
Inutile de fixer maintenant
Le détail précis de tout ça
Une certitude subsiste : un jour
Il y aura autre chose que le jour.

(photo : Carl Court)

En attendant ce jour et pour marquer cette journée, je vous propose un nouvel extrait de Musique in Exil de Songhoy Blues (déjà passés par ici ou par ).