Ça chauffe !

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La photographe du jour a été prise fin mai en mer de Petchora.

Je l’avais mise de côté. Non pas en attendant le dégel, qui survient normalement ces jours-ci dans cette région du globe. Mais pour un jour de paresse, où j’aurais évoqué mon désir de désert, de sable ou de glace, en me désolant qu’on ait pu oser planter, dans cette immensité encore vierge de notre planète surencombrée, un derrick ! Baptisée du joli nom de Prirazlomnoye, cette plateforme offshore est la première de son genre genre, capable de résister à la glace, prétendent les Russes qui l’ont posée.

Un sérieux progrès quand on sait maintenant que la glace est menacée de disparition. Comme nous ?

(Photo : DR)

Si j’ai repensé à cette photographie, c’est surtout grâce à la musique du jour.

À l’invitation de Greenpeace, le pianiste italien Ludovico Einaudi a posé son piano devant le glacier de Wahlenbergbreen, à l’orée de l’Arctique, et a joué son Elégie pour l’Arctique accompagné par les éléments.

Une manière pour le musicien et l’ONG d’attirer l’attention des participants à la réunion de la Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique (OSPAR) qui s’ouvre cette semaine en Espagne.

Selon Greenpeace, la banquise est malade, du réchauffement climatique comme des appétits de forage, elle se réchauffe deux fois plus vite que le reste du globe et a déjà perdu en 30 ans près des trois quarts de sa surface estivale.

En quelque sorte, ça chauffe. Save the Arctic ! Huit millions de personnes ont déjà signé pour donner l’alerte. Et vous ?