Planète Terre de contrastes

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Il m’arrive d’avoir d’étranges réminiscences dont je ne parviens pas toujours à identifier l’origine.

Comme pour le titre du jour, dont la pensée m’est venue quand j’ai trouvé les deux photos également du jour, sans parvenir avec quelle terre s’associait les contrastes dans ma mémoire.

Et sur ce coup-là, le moteur de recherche habituel ne m’a pas beaucoup aidé, me proposant en vrac le Maroc, l’Algérie, l’Islande (encore ?), Abu Dhabi, l’Inde, le Brésil, Madagascar, l’Argentine, j’en passe, et même Saint-Claude, capitale de la pipe et du diamant dans le Haut Jura, ou La Hague, capitale des déchets nucléaires, tu parles d’un contraste.

On peut donc trouver des contrastes partout sur cette planète. Et aujourd’hui sur abcdetc.

Avec ces deux images donc, que j’ai trouvées le même jour, se succédant dans la même galerie de confrères.

Sur la première, par une température supérieure à 40°, un jeune réfugié irakien se rafraîchit à une citerne installé dans le camp de Amriyat al-Fallouja, ouvert pour accueillir les habitants de Falloujah qui ont fui devant les combats entre l’état islamique et l’armée irakienne qui a “repris” une ville où des milliers de personnes ne veulent plus vivre, certains la jugeant désormais “maudite”. Une image d’une guerre qui s’éternise et se répand.

Sur la seconde, la température est la même. Mais il y a tellement plus d’eau disponible dans la fontaine du parce de Charleston (Caroline du Sud) où viennent s’ébrouer de jeunes Étasuniens.

Les températures, la présence de l’eau, et aucun rapport entre ces deux images prises le même jour, lundi 27 juin dernier, dans le même monde. Juste le rapport de ce contraste étrange entre la peur et l’insouciance, le rationnement et l’abondance, la guerre et la paix, la richesse et la pauvreté. Entre un premier pays qu’occupa le second, pour le libérer paraît-il, et qui est parcouru d’encore tellement de conflits et ce pays de toute puissance qui s’essouffle mais ne veut pas le savoir. Et tant d’autres contrastes, aussi nombreux que ceux que me propose le moteur de recherche hégémonique pour rafraîchir une mémoire qui ne m’est pas revenue.

Un jour peut être les contrastes s’estomperont comme les frontières. Le sud et le nord auront conscience d’un destin commun. La mondialisation ne sera plus le bras armé d’une nouvelle colonisation ni une arme de domination massive au service de quelques uns. Et nous partagerons une terre commune, unique et précieuse.

Je sais, je rêve un peu. Mais je vous rappelle que je ne suis pas le seul.

A croire au contraste possible d’un jour avec aujourd’hui.

(photos : Ahmad al-Rubaye, Chuck Burton)

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