Vacances ?

Slide 1

Le temps passe si vite. Et le temps fut si maussade…

Avec tous ces temps, je n’ai pas vu arriver juillet.

Et voilà que commencent les vacances. Avec une belle rime, non ? Les juillettistes ouvrent le bal, les aoûtiens vont leur succéder, dans un ballet assez classique relayé par ma radio matinale ou vespérale qui va m’égrener les kilomètres de bouchons sur la route, dans le sens des départs ou des retours, expression bien parisienne, qui témoigne d’une décentralisation encore aussi balbutiante dans les esprits que la décolonisation.

Et quand j’entends ces chiffres hallucinants, je pense aux millions de voitures que cela représente sans arriver à me représenter de mon côté le chaos si les 32 millions de voitures hexagonales se retrouvaient sur les routes au même moment. Mais ça n’arrive jamais. Parce qu’heureusement, tout le monde ne part pas au même moment. Et qu’en plus de l’étalement relatif des vacances, il reste encore 4 Français sur 10 qui restent tranquillement chez eux, sans même marquer les 80 ans des congés payés…

Bref.

Je m’écarte de la ligne internationale de ce blougui.

A laquelle nous ramène l’image du jour. Une photographie parmi les dizaines d’images de migrants, de réfugiés, d’exilés, que croise chaque jour mon regard sur le monde et son actualité. La photographie d’une enfant irakienne, dans un camp de réfugiés de la région, qui a fui avec sa famille devant les violences de Daech, et qui va camper dans le camp de Makhmour. Plus longtemps que ne durera l’été sans doute.

Avec 65,3 millions de réfugiés et déplacés, notre triste monde a battu encore cette année un sinistre record. A peu de choses près la population de notre pays. Qui ne cessent de partir, mais souvent sans véhicules, dont l’embouteillage qu’ils provoquent est éclipsé par tant d’autres informations et qui ne sont pas près, vue la situation dans les pays dont ils partent (de la Syrie à l’Afghanistan, en passant par le Soudan ou le Burundi) ou dans lesquels ils errent (deux tiers sont des “déplacés internes”), de se trouver dans le sens des retours.

(Photo : Ari Jalal)

De la tente à la caravane, j’avoue avoir pratiqué de meilleurs transitions. Et tout ça pour revenir à un groupe … français.

L’électro manouche des Caravan Palace enflamme (paraît-il) les scènes des festivals d’été ? Ça tombe bien, ils seront aux Escales de Saint-Nazaire à la fin du mois. Et moi aussi. Grâce aux congés payés que je peux encore me payer…