Quelle route ?

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L’an passé, ce blougui est resté muet pour le 14 juillet et durant les trois jours précédents.

Aujourd’hui, à la veille de rester dans mon lit douillet, comme le chantait Brassens (et d’autres) je prépare juste le service minimum de demain.

Avec une photographie prise en France (une fois n’est pas coutume) durant les répétitions du traditionnel défilé sur Champs Élysées. Une image surprenante d’un guerrier Maori, lui aussi en tenue traditionnelle, quelque peu incongru dans ce paysage et, j’imagine, dans l’ambiance guerrière de demain.

Mais j’ai trouvé l’explication de cet étrange participant chez mes confrères de Libération qui dressent l’inventaire des différents hommages qui seront rendus demain lors du défilé militaire.

Les Néo-Zélandais (en costume traditionnel ou pas) descendront donc les Champs Élysées en compagnie des Australiens, en souvenir de leur participation à la bataille de la Somme qui, entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916, causa la mort de 443.070 soldats de toutes nationalités et en blessa plus d’un million.

Outre cet hommage à des soldats venus se faire trouer la peau bien loin de chez eux, seront honorés demain les douaniers, les légionnaires du Larzac, quelques aéronefs, des quads et des chiens. Mais aucun raton-laveur.

Et la paix ?

Cent ans après les carnages de la Première guerre mondiale, on y travaille encore. Enfin, j’espère… Je collabore aujourd’hui à cet effort de non guerre en me prélassant.

Et en suivant ma route (pour ne pas laisser le titre en suspens et en pensant de nouveau à Brassens).

(photo : Thomas Samson)

Suite aux événements récents survenus dans bon nombre de pays et plus proche de nous dans les rues de Paris et à leur écho dans les médias, les réseaux sociaux et la société civile, nous avons décidé de nous réunir, entre amis, pour enregistrer une version de Los Hermanos, d’Atahualpa Yupanqui et faire valoir qu’il est important d’être unis. La haine engendre la haine, La guerre engendre la guerre.

C’est moi qui souligne la dernière phrase du texte de présentation de cette Vision collective de la paix (A Collective Vision Of Peace) enregistrée en novembre dernier par un collectif d’artistes emmené par Sandra Nkaké (présente dans ces pages en juillet dernier) chez laquelle j’ai trouvé cette vidéo. Merci à elle, à eux…