Quand les andouilles voleront

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En voyant les photos du jour, m’est venue en tête ni un cantique ni une pensée de Nietzsche, mais une citation que je croyais “classique” : “Quand les cons voleront, tu seras chef d’escadrille.”

Eh bien, pour être classique… En vérifiant mes sources, j’ai découvert que la phrase originale évoquait les andouilles plutôt que les cons et qu’elle ne figurait pas dans un dialogue d’Audiard, mais dans une chansonnette de Georges Auguste Charles Guibourg, plus connu (et ce n’est pas du tout certain…) sous son nom de scène de Georgius, qui écrivit ces couplets inoubliables (quoi que…) il y a 80 ans, en 1936. Je remercie au passage Catherine Mory, auteure du livre Les expressions les plus extravagantes de la langue française dont la page 36 m’a mis sur la bonne piste.

Et j’espère que, dans une époque où s’amplifie la tendance au n’importe quoi, vous êtes sensibles à ma déontologie journalistique. Quoi que, il m’arrive aussi de  dire des conneries…

Bref.

En voyant Donald Trump et Hillary Clinton s’envoyer en l’air sur une plage californienne, j’ai instantanément pensé aux cons volants. Et depuis que j’ai découvert la chanson, je fredonne en écrivant ce billet.

C’est un dénommé Otto Dieffenbach III, fondateur de la société Flyguy promotions spécialisée dans les objets volants “identifiables” qui a offert jeudi dernier le spectacle du candidat républicain planant en éparpillant des dollars autour desquels la candidate démocrate tournoyait sur son manche à balai.

J’ignore le gagnant de cette course présidentielle et s’il aurait fallu y voir quelque oracle sur le déroulement du scrutin de novembre. Mais en entendant (ou en lisant) partout, à propos d’Hillary Clinton et de Donald Trump, parler “des candidats” à la présidentielle étasunienne, j’ai eu le même énervement qu’il y a quatre ans (et même 8, mais je n’ai pas retrouvé le lien dans les archives) : le scrutin de novembre verra s’affronter non pas deux mais quatre candidats. Car outre les deux sus-nommés et si souvent cités, l’écologiste Jill Stein et le libertarien Gary Johnson se présentent à la présidence (comme en 2012…)

Mais ils comptent pour du beurre. Sauf quand il s’est agi de se moquer des lacunes (inquiétantes) du libertarien en matière de géopolitique, ils intéressent fort peu les médias qui préfèrent s’intéresser aux candidats “sérieux”. À tel point que la Commission sur les débats présidentiels (sic) a décidé que Jill Stein et Gary Johnson ne participeraient pas aux débats télévisés de cette fin de campagne, argumentant … qu’ils ne représentaient pas assez dans les sondages.

Il est sûr que leur non exposition médiatique ne risque pas de les faire remonter dans les dits sondages ni même de les faire connaître des électeurs.

Une belle leçon de démocratie, que la France (pour une fois) ne suivra pas. Puisque les médias nous expliquent déjà, à 6 mois de nos élections, qu’il y aura … trois grands favoris. Les trois mêmes qu’en 2012, soit dit en passant.

Allez, bon vent aux marionnettes de la démocratie.

Et pour finir sur Audiard quand même, je vous redonne celle-ci : “Le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner !”

Qui m’a rappelé des idées de satellisation qui m’avaient traversé il y a peu de temps. Comme quoi (non je ne radote pas !) j’ai de la suite dans les idées.

(photos : Mike Blake)

Traduire con en anglais ça donne selon certains … escroquerie

Par contre, l’inverse donne cunt ou pussy bien avant asshole…

Bref.

Je laisse pour les anglophones (et les américanophiles) le lien vers An Asshole song réinterprétée par Denis Leary quelque part en pleine fête démocrate, et je vous expliquerai un autre jour comment j’ai trouvé une chanson sans aucun rapport.

Mathias Duplessy s’est entouré de Guo Gan, joueur chinois de erhu, Sabir Khan, joueur indien de sarangi et du musicien mongol Enkhjargal Dandarvaanchig, qui joue du morin khuue, pratique le chant diphonique et a composé avec lui les chansons du disque Crazy Horse.