Fatigué ?

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“Le 22 septembre, aujourd’hui je m’en fous”, chantait autrefois Brassens en souriant derrière sa moustache.

“Le 21 aussi”, pourraient aujourd’hui reprendre an chœur quelques milliers d’acharnés qui ont continué de se battre hier à travers le monde, sans se soucier de la Journée internationale de la paix décrétée par l’ONU.

Je ne parle pas que de la Syrie, où les espoirs de trêve semblent bien compromis après le bombardement “par erreur” de l’armée locale par l’aviation étasunienne puis les frappes contre un convoi humanitaire par on ne sait trop bien qui… Il y a aussi quelques dizaines d’autres conflits qui enflamment et endeuillent la planète : Afghanistan, Irak, Yémen, Libye, Birmanie, Inde et Pakistan, Soudan… J’en passe.

C’est justement au Sud Soudan qu’une poignée de jeunes tente de réveiller les consciences (et m’a rappelé la date du 21 septembre…)

Le Soudan du Sud est la plus jeune nation du monde, devenu indépendante en 2011 après des décennies de guerre et qui, deux ans plus tard en décembre 2013, a replongé dans un conflit politico-ethnique qui a fait des dizaines de milliers de morts, plus de 2,5 millions de déplacés sans compter les viols et autres atrocités.

Le collectif Ana Taban (Je suis fatigué, en arabe) réunit “une communauté de jeunes créatifs sud-soudanais fatigués de voir leur peuple souffrir”, ainsi qu’ils se décrivent sur leur compte twitter. Sur les murs de Juba, la jeune capitale, ces artivistes ont entrepris de dessiner le monde en paix tel qu’ils l’imaginent. Un monde fondé sur la solidarité, le courage, l’intégrité, la citoyenneté, la non-violence et le non alignement politique, selon les termes de la charte de Ana Taban.

Ce n’est pas gagné.

Mais l’une de ces fresque murales s’intitule “Let us all do our part” (Faisons chacun notre part).

Modestement, je fais la mienne.

(Photos : Albert Gonzalez Farran, Charles Lomodong, Ana Taban)

Pendant que certains dessinent sur les murs, d’autres membres d’Ana Taban chantent.