Un ange passe

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4
Slide 5
Slide 6
Slide 7
Slide 8
Slide 9
Slide 10
Slide 11
Slide 12
Slide 13
Slide 14
Slide 15
Slide 16
Slide 17
Slide 18

Infernal !

C’est un peu ainsi qu’on a parfois (souvent) envie de qualifier le monde, quand on le contemple à travers les images que nous proposent les photographes qui le parcourent pour nous en faire partager les nouvelles.

Ainsi hier, au hasard, entre les nouvelles en provenance d’Alep dont on se demande ce qu’il reste à détruire, du Gabon où la démocratie ne se porte pas mieux qu’au Congo ou aux Etats-Unis, où une nouvelle fusillade faisait une demi-douzaine de blessés à Houston, de Pologne où les professionnels de santé manifestaient pour protester contre leurs salaires de misère, bien loin de ceux de leurs homologues français, qui faisaient quand même grève, ce qui témoigne au passage d’une certaine unité européenne… Bref. J’en passe, comme les gesticulations calaisiennes qui promettent des lendemains qui déchantent à d’autres demandeurs d’asile. De quoi voir noir. Ou rouge.

Infernal, je vous dis.

Et puis j’ai croisé un ange puis, en cherchant un peu plus, quelques autres. Une petite dizaine me semble-t-il.

Vérification faite, les anges se sont révélés bien humains, puisqu’il s’agit de militants ou fidèles, en tout cas de jeunes évangélistes venus prêcher la bonne parole “de Dieu” aux abords de la prison de Ciudad Juarez, dans laquelle le baron de la drogue mexicain, Joaquín “El Chapo”» Guzmán, a été transféré en mai dernier, dans l’attente de son extradition (ou non) vers les États-Unis.

La justice mexicaine devait se prononcer hier sur cette demande d’extradition, que le prévenu attendait – selon mes confrères – “sereinement” mais dans un état de “stress permanent”.

J’ignore si la visite des “Anges Messagers” de l’Église Psaume 100 a su déstresser l’ex-pourvoyeur de paradis artificiels (comme j’ignore à l’heure où j’écris la décision de justice qui fera de toutes façons l’objet d’un appel…). Mais dans une époque où la religion n’est plus vraiment l’opium du peuple (mis à part quelques sans foi… ni loi), j’ai trouvé étrange qu’elle devinne la souteneuse d’un dealer…

Quoi que Joaquín Guzmán n’est pas n’importe quel dealer et il fait lui même l’objet … d’un véritable culte.

Dont il est le nouveau messie.

Normal pour un type né le 25 décembre.

(Photos : Jose Luis Gonzalez, Christian Torres, Henry Romero, DR)

Après ça, j’avais le choix entre la Plume d’ange de Nougaro ou Les Ailes d’un ange de Charlebois.

Puis je me suis souvenu qu’on n’était pas samedi (si seulement) mais seulement mardi… Donc pas de souvenirs, souvenirs.

Je suis donc descendu de quelques degrés, vers le Chili, après avoir vu (juste après les anges) quelques images impressionnantes du concert qui s’est déroulé samedi dernier à Recoleta, dans la banlieue de Santiago, en hommage à Víctor Jara, qui aurait au 84 ans demain, s’il n’avait pas été assassiné le 13 septembre 1973, après avoir eu les doigts coupés à la hache.

Mil Guitarras para Víctor Jara (1000 guitares pour Victor Jara) n’a pas encore posté de vidéo de l’événement sur son compte youtube. Mais comme c’est un rendez-vous qui semble annuel, je vous ai trouvé un extrait du concert de l’an passé avec El Aparecido interprété par Luz María Henríquez accompagnée … de centaines de musiciens.