Pigeons en rafale

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Souvent pour rédiger le billet quotidien, je trouve une image ici ou là, puis je cherche les informations qui la concernent. Mais hier, ça s’est déroulé dans l’autre sens.

J’ai d’abord entendu l’information lundi, à la radio. Et quand je suis allé en rechercher la trace sur Internet, j’ai bien trouvé une vingtaine d’articles de mes confrères qui en faisaient état, mais toutes étaient illustrées d’images d’archives dans aucun rapport avec l’actualité.

Il m’a donc fallu continuer mes recherches iconographiques par moi même. Je n’aime pas les approximations et, en l’occurrence, je ne voulais pas me tromper de suspect. J’ai d’ailleurs failli me faire avoir, avec un autre suspect arrêté dans la même ville de Pathankot, en mai 2015, et abondamment photographié lors de sa capture, comme en témoigne la première image de la galerie du jour.

Il m’a fallu la vidéo pour vérifier que les deux autres photos étaient bien celles de l’incarcéré du jour.

Car c’est bien un pigeon qui est une nouvelle fois accusé de menacer l’Inde. Celui-ci était porteur d’un message destiné au Premier ministre : “Modi, nous ne sommes plus les mêmes personnes qu’en 1971. Maintenant chaque enfant est prêt à combattre l’Inde.” Un message signé par le groupe djihadiste Lashkar-e-Taiba, auteur des attentats de Bombay de 2009, ce qui fait “prendre la menace très au sérieux”, a annoncé Rakesh Kumar, inspecteur de police de Pathankot.

L’oiseau restera donc en détention jusqu’à la fin de l’enquête.

Cet événement survient alors que les relations peu pacifiques entre l’Inde et le Pakistan ont connu le mois dernier un regain de tension, avec l’attaque d’une base militaire indienne qui a causé la mort de 18 personnes et la riposte “chirurgicale” de l’Inde qui n’a pas donné plus de détails… Avec toujours comme enjeu, le contrôle du Cachemire, qui réclame toujours son indépendance.

Entre l’attaque pakistanaise du 18 septembre et la riposte du 28, l’Inde avait (discrètement) le contrat d’achat de 36 avions Rafale à la France, pour 8 milliards d’euros (soit un an et demi du budget fédéral indien consacré à la santé…)

J’ignore si l’avion de chasse tricolore est équipé pour le tir aux pigeons.

(photos : DR)

Le Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan, ou en plein rock… français.

Cachemire redonne du punch au “rock en France [qui] résiste et restera toujours vivant”. Et qui vaut bien mieux que le vin anglais…

Avec en invités vedettes, pas moins que Didier Wampas et Dick Rivers en personne !