Bonnes fêtes tout le monde

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Avec mes racines gauloises et chrétiennes, quelques ascendances coloniales (comme beaucoup de mes compatriotes) et un patronyme presque franchouillard, vous m’excuserez (ou pas) de ne pas être très doué pour jongler avec les divers calendriers religieux.

Mais je vais essayer d’être clair.

Tout a commencé par hasard, lorsque j’ai trouvé l’image du jour, en provenance de Birmanie (Myanmar) où se déroulait lundi une procession sur braises chaudes dans le cadre des fêtes de Mouharram, qui précèdent les commémorations de Achoura. Si j’ai bien traduit la légende.

Achoura qui sera célébré aujourd’hui, selon certaines sources. Ou qui tombait hier, selon d’autres. Différence qui s’explique selon d’autres encore par “la prise en compte ou non du croissant de lune marquant le début du mois”. Bref, l’année 1438 a bel et bien débuté il y a une dizaine de jours, même si la lune était cachée cette nuit là.

Et comme j’ai oublié de souhaiter hier une bonne fête de Achoura à ma lectrice musulmane identifiée (ainis qu’aux autres), je me rallie à la version algérienne pour le faire aujourd’hui. Et je vous renvoie à wikipedia pour voir les différentes significations de ce jour selon les sunnites ou les chiites. Qui selon moi n’en ont pas fini de se mettre d’accord sur le seul Dieu qu’ils honorent tous à leur manière. Et accessoirement de se foutre sur la gueule au nom d’Allah.

Et comme si les querelles internes au monde musulman ne suffisaient pas, j’ai appris que cette année la Achoura coïncidait avec Yom Kippour. Et même que les deux fêtes partageraient des origines communes.

Mais les deux religions ne partageront pas les festivités… En tout cas pas en Israël, ou l’armée a annoncé lundi “qu’elle bouclera la Cisjordanie et la bande de Gaza pour Yom Kippour, le jour du Grand Pardon. Pardon qui ?

Je préfère repenser à la Birmanie, où se “promenait” il y a peu ma descendance, plus décolonisée que moi. Et j’espère que pour la Achoura, les bouddhistes majoritaires n’y ont pas trop dérangé les musulmans qu’ils ont la fâcheuse habitude de persécuter. Sans vraiment de réaction de la Prix Nobel de la Paix locale, Aung San Suu Kyi.

Bref.

Je ne sais pas si j’ai été clair et si vous m’excuserez de mes piteux jonglages à travers les religions du monde. N’empêche qu’au risque de me répéter j’espère, que s’il existe, Dieu a une bonne excuse. Lui.

(Photo : Lynn Bo Bo)

Et avec ça ?

En passant par le site du Times of Israël, j’ai trouvé la trace de Yair Yona et de son projet musical Sword, à travers lequel il entend évoquer la guerre de… Yom Kippour, en 1973

“Je ne prends pas une posture politique mais très humaniste”, indique Yona. “Il ne s’agit pas de Droite ou de Gauche. Dans la guerre, tout le monde est perdant .”

“Je veux que les gens en définitive choisissent la vie”, ajoute-t-il. “Pas se souvenir des morts, mais qu’ils choisissent la vie.”

Si la “bande annonce” vous donne envie …

… je vous invite à écouter l’ensemble des 10 titres de l’album :