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C’est au hasard d’un regard sur le monde à travers les galeries de mes confrères du Guardian, que j’ai plongé cette semaine dans l’infini.

En découvrant les images du concours de micro-photographie, organisé par Nikon depuis 1975, et dont les lauréats pour cette année étaient présentés.

Vous pouvez regarder le classement et les différents concurrents sur le site dédié.

Quant à moi, j’ai choisi subjectivement, au hasard de mes promenades à travers le monde, traversant même des pays qu’abcdetc n’explore pratiquement jamais (comme le Botswana, la Finlande ou la Slovénie).

Je me suis laissé fasciner par quelques détails, éblouir par des couleurs, amuser par des sujets incongrus (comme les grains de café des Japonais). Je vous propose une vingtaine d’images après en avoir vu plusieurs dizaines. Jusqu’à m’y perdre, comme Alice derrière le miroir. Jusqu’à y oublier – un moment – l’autre monde et sa fureur. Jusqu’à regretter de n’être que là, si loin de l’infini. Celui de l’univers au dessus de nos têtes, comme celui que ne peut nous révéler que le microscope de ces fondus d’images qui ont partagé ces instantanés.

Et dans la confusion des formes, le méconnaissable, l’infiniment petit grossi plusieurs dizaines de fois, j’ai senti – une fois de plus – le tout petit peu que nous sommes, tout en réalisant les possibles ressemblances de nos cellules microscopiques.

Infiniment peu de choses. Infiniment grands.

Et au delà…

(photos : Duncan Miller, Rebecca Nutbrown, Pushpendra Jain, Pedro Barrios-Perez, Eric Hwang, Yousef Al-Habshi, Evan Darling, Henri Koskinen, Christian Gautier, Haris Antonopoulos, A. Sen Gupta, Somayeh Naghiloo, Avinoam Tomar, Stefano Barone, Vin Kitayama et Sanae Kitayama, Raul M.-Gonzalez, Marek Miś, Zdenka Jenikova, Sergey Kichigin, Ales Kladnik)

En parlant d’infini et d’au delà, je suis vite passé de Buzz à Jacques Brel. À cause de “infiniment de brumes à venir” et d’une conversation sur la mort et la meilleure manière de la vivre que j’avais un peu avant de m’atteler à ce billet. Et autres sinuosités de neurones (non photographiées).

Voici donc quelques variations sur Le Moribond, par :

  1. Jacques Brel, bien sûr
  2. Les Croquants
  3. Beirut, en concert à … Bruxelles
  4. Indochine, aussi impressionnants dans la version française que dans son adaptation anglaise (Seasons in the sun) mais qui nous offre une belle transition linguistique
  5. Rod McKuen, pour un retour dans le passé et la première reprise en anglais
  6. Nana Mouskouri, toujours en anglais
  7. Klaus Hoffmann dans Adieu Emile
  8. Verena Guido, dans une interprétation toute sensible de Mach’s gut
  9. Une étonnante reprise en finnois, Päivät kuin unta (Des journées comme un rêve), générique de fin d’un téléfilm du même nom diffusé en 2010, arrivé jusqu’à mes oreilles (et mes yeux) par la magie du web

“Mourir, la belle affaire…”