Pas sûr, mais…

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Le pire n’est jamais sûr, mais parfois on s’en approche.

Ne cherchez pas. La citation n’est que de moi-même, par lequel je ne suis pas si bien servi mais comme dit le proverbe, il n’y a pas mieux.

Bref.

Entre le mieux et le pire, la photo du jour a quelque chose d’aussi banal qu’insupportable.

Insupportable, parce que la mort l’est toujours et d’autant plus quand elle frappe une enfant. Celle-ci n’avait que 17 ans. Sur le corps de son ami tué en même temps qu’elle, les assassins ont laissé un mot : “Tulak ka, hayop ka” (Tu es un drogué, tu es un animal).

Banale, car l’enfant tuée par les tueurs anonymes de Manille n’est qu’une autre anonyme parmi la cinquantaine de victimes quotidiennes de la chasse aux drogués lancée par le président Rodrigo Duterte. Avec succès…

Le président philippin est donc en train, avec l’aide d’une partie de sa population, de remporter son pari fou de débarrasser son pays des drogués comme Hitler avait débarrassé son pays des juifs (auprès desquels il s’est finalement excusé…)

Dans la presse, Rodrigo Duterte est moins souvent comparé à Hitler qu’à Donald Trump. Vous savez, le candidat épouvantail contre lequel doivent s’unir tous les démocrates. Un peu comme nous serons sommés de nous unir dans quelques mois, lors de nos propres élections présidentielles, pour faire barrage à une autre blonde échevelée.

Mais le barrage contre l’épuration est-il solide ? A voir les réactions contre l’ouverture d’une “salle de shoot” à Paris, les solutions radicales – voire finales – emportent encore un franc succès loin de Manille.

Le pire n’est jamais sûr, mais le meilleur patauge.

(photo : Damir Sagolj)

Sans transition, une femme toujours debout. Toujours en colère. Melissmell, dont le nouvel album L’Ankou vient de sortir.

Un titre déjà ancien, mais toujours d’actualité.