Moi, j’m’en balance

Slide 1

Et le vainqueur de la présidentielle est…

…Daniel Ortega.

C’est sûr que la nouvelle de la réélection (pour un quatrième mandat) de l’ex-leader sansidniste en passe de devenir président à vie du Nicaragua a de fortes chances de passer sous les radars médiatiques, focalisés sur une autre élection, un peu plus au Nord, sur le même continent, dans un pays qui a d’ailleurs la prétention de porter le nom de ce continent.

C’est tout dire.

Mais avouez qu’un enfant sur un balançoire devant une affiche du coupe Ortega c’est plus rafraîchissant que la plupart des clichés (à tous les sens du terme) dont l’avalanche en provenance des États-Unis nous submerge depuis des semaines. Des mois ?

Et à bien y regarder… Même si du temps a passé, Daniel Ortega (71 ans le 11 novembre prochain) n’est guère plus âgé que la prochaine (69 ans) ou le prochain (70 ans) président étasunien. Même si les idées révolutionnaires vieillissent souvent avec ceux qui les portent, il reste plus de socialisme dans la politique de l’ancien révolutionnaire que dans celle de la candidate démocrate. Même si l’opposition nicaraguayenne, qui appelait à l’abstention, crie maintenant à la “farce électorale”, ce n’est rien par rapport au spectacle affligeant de la campagne étasunienne à laquelle on vient (d’être quasi obligés) d’assister.

Et puis, à ma connaissance, le Nicaragua n’a jamais financé de contre révolution aux États-Unis.

Et ce dont je suis sûr, c’est que j’aime bien les images d’enfants qui s’en balancent.

(Photo : Esteban Felix)

Si les idées révolutionnaires ont évoluées, au Nicaragua comme ailleurs, la musique d’aujourd’hui reste influencée par le bouillonnement des années 80. C’est sur les conseils du vétéran Carlos Mejia Godoy que le groupe La Cuneta Son Machin s’est adressé au producteur étasunien Greg Landau (qui vécut au Nicaragua dans les années 80) pour l’enregistrement de son disque Mondogo.

Extrait.