Comme on commémore

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Hier, on commémorait les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et les 130 personnes qui ont alors perdu la vie. Sans oublier les centaines de blessés et de personnes traumatisées ou en deuil.

Le point d’orgue (et de guitare) des “cérémonies” s’est déroulé au Bataclan, avec le concert de Sting, la veille de ce sinistre anniversaire, samedi 12 novembre donc.

Le même jour quatre Étasuniens ont été tués par un attentat des talibans contre une base de l’Otan, près de Kaboul.

Je m’excuse auprès des personnes sensibles et des familles des victimes des attentat de Paris pour ce rapprochement qui n’est pas que hasardeux.

L’attaque de samedi était, si mes décomptes (et ceux des contributeurs de wikipedia) sont exacts, le 106 attentat en Afghanistan depuis le début de cette année, où 1054 personnes ont succombé sous les balles et autres explosifs des terroristes.

Je sais que l’Afghanistan c’est loin et qu’on ne peut comparer deux pays si éloignées. Et pas seulement géographiquement.

Mais, malgré la situation de guerre qu’ont évoquée depuis un an (un trop grand) nombre de nos politiques et l’état d’urgence décrétée en conséquence et qui va sans doute durer encore un peu, je ne connais personne qui ait demandé à se réfugier en Afghanistan. Où il n’y a pas assez de jours pour commémorer les attentats.

Où cependant règne la paix.

En tout cas selon notre ancien président que j’ai entendu déclarer, en écoutant distraitement le début du deuxième débat (de la) primaire (ici à 8’29, soit 20h40 à la pendule sur l’écran), qu’il souhaitait que “les étrangers en situation illégale qui n’ont pas vocation à rester en France [soient] raccompagnés dans leur pays d’origine  : Soudan, Afghanistan Érythrée, Éthiopie, que sais je encore…” (sic)

Et c’était avant les élections étasuniennes et la volonté réaffirmée de Donald Trump d’expulser jusqu’à 3 millions de clandestins de son beau pays.

La chasse aux voix et aux immigrés a encore de beaux jours devant elle (et pour ceux qui pensent que Juppé est plus de gauche que Sarkozy en ce domaine, je les invite à lire le paragraphe “immigration » de son programme).

Comme l’exil, et le terrorisme, ont aussi de “beaux” jours devant eux.

Mais je peux me tromper. En tous cas je voudrais bien…

(Photos : Charles Platiau, Omar Sobhani)

Matin et Farhad n’ont pas compris que leur pays étaiten paix. Réfugiés à Bordeaux, les deux frères y attendent que leur soit accordé le droit d’asile, tout en continuant de chanter les problèmes qui secouent leur pays, sous leur nom de groupe de FM Band.