Tant qu’il y aura des saisons

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Comme prévu et malgré tout, Donald Trump a été désigné hier comme le 45e président des États-Unis. Et comme prévu et malgré tout, l’hiver commence demain.

Avec peut être même quelques flocons de neige par chez moi dès aujourd’hui, si j’en crois la météo.

On ne voit vraiment pas pourquoi, dans un cas comme dans l’autre, il y aurait lieu de s’inquiéter de quoi que ce soit. Même pas de la nomination par le nouveau président de Scott Pruitt, un climato-sceptique notoire, à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Et ce n’est pas une photo dévoilée par une autre agence étasunienne, en l’occurrence la NASA, qui va nous gâcher ces quelques jours de derniers préparatifs d’avant Noël.

La photo en question révèle une faille de plus de 90 m de large et 530 m de profondeur, sur environ 110 km de long dans la barrière de Larsen, au nord ouest du continent antarctique. Une fissure qui devrait amener à terme la production d’un des plus grand icebergs jamais connus, de la taille du Delaware, nous apprennent les scientifiques étasuniens qui ne nous apprennent finalement pas grand chose.

On n’est pas tous censés savoir que cet état, qui a voté Hillary Clinton en novembre, mesure 6.452 km². Soit 1% à peine de la France… Et même si son équivalent se détache dans le sud de notre planète, le paradis fiscal étasunien a encore de beaux jours devant lui.

Et à terme, c’est dans la décennie à venir. Autant dire que ce n’est pas encore cette année qu’on pourra rafraîchir le champagne avec les glaces du pôle.

“La question n’est maintenant plus de savoir si la calotte glaciaire de l’Antarctique va fondre, mais quand”, explique un autre scientifique à propos de cette faille polaire. Mais la date fatale est encore plus éloignée que l’horizon décennal, puisque l’on nous parle de 2100, soit le siècle prochain, pour une élévation du niveau des mers de 1 ou 2 mètres (admirez la marge d’erreur…)

Et en regardant bien la carte (déjà ancienne d’accord) de “ceux que la mer menace”, vous verrez chers lecteurs que vous êtes loin des zones à risque des îles du Pacifique, de l’Asie du sud-est, de la péninsule indienne et quelques autres. Comme, tiens, la côte nord-est des États-Unis. Dont le Delaware ?

Ils n’avaient qu’à bien voter !

Comme vous et moi l’an prochain.

(photo : John Sonntag – NASA)

De mon temps, la NASA nous faisait rêver aux étoiles plutôt que de scruter la terre. C’était au temps des programmes Apollo.

Apollo You Sixteen, c’est le titre du dernier album du guitariste et joueur de oud belge, Karim Baggili. Le morceau du jour date pour sa part d’une dizaine d’années, mais j’ai bien aimé son titre : Incertitude.