Go cry on somebody else’s shoulder

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Finalement, Obama en différé, c’était suffisant pour avoir l’essentiel.

Et peu importe ce qu’il a dit pour son pot de départ à Chicago, on sait depuis longtemps que c’est un beau parleur. Et, honnêtement, vu son bilan de huit années à la tête de la première puissance mondiale, j’aurais pas osé à sa place sortir “Yes, we did!” Mais il faudrait demander ce qu’ils en pensent au afro-étasuniens qui ont vu – et senti – s’aggraver les tensions et la discrimination raciales en huit années à la Maison Blanche d’un président pas si noir que ça.

Mais on ne peut pas lui retirer ça : ce type était un beau parleur, bon danseur et bon comédien.

Bon, je ne dis pas qu’il a joué la comédie quand il a versé sa larme au moment des remerciements à sa “plus grande fierté” : “Michelle, mon épouse, la mère de mes enfants, mais aussi ma meilleure amie…” Mais les photos m’ont évoqué une autre larme versée, à une autre occasion, il y a presque un an jour pour jour.

Bref…

Je ne vais pas ergoter, car le chagrin d’Obama – sincère, feint ou légèrement surjoué – n’est rien à côté de que les Étasuniens vont pleurer avec leur nouveau président dont, en cherchant une image éplorée avec “larme”, “pleur”, “chagrin” etc., je n’ai rien trouvé de convaincant.

(photos : Charles Rex Arbogast, Jonathan Ernst)

Le titre du jour est emprunté au premier album des Mothers of Invention de Frank Zappa.  Il y a 50 ans. Autant dire que la vidéo n’existe pas (mais si vous voulez écouter le son).

Alors, continuant dans le top 10 des albums africains de 2016 proposé par RFI, écoutez Sidiki Diabaté, déjà passé ici en compagnie de son père Toumani, et qui a sorti l’an passé son premier album solo. À la kora (instrument familial depuis 72 générations !), il ajoute les sonorités urbaines du moment. Et le titre de sa chanson Fais moi confiance est plutôt d’actualité !