De l’électricité… dans l’air

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Au cas où les informations gouvernementales vous aient échappé, je vous rappelle que la vague de froid arrive (qui va permettre encore de douter du réchauffement climatique ?)

Et que les risques de coupures électriques sont réelles (200.000 foyers dans le nord en fin de semaine, 5000 encore hier en Corse). Mais si ça vous est arrivé, vous n’êtes pas en train de me lire…

Bref. Couvrez-vous bien. Ça ne va pas durer.

À la différence de Gaza, où la pénurie d’électricité dure.

Et même si l’hiver gazaoui est moins froid que le nôtre, il n’en reste pas moins qu’il est difficile de mener une vie normale avec juste trois à quatre heures de courant par jour. Sans compter tout le reste, dans un territoire toujours sous blocus. Et les habitants, qui en ont enduré d’autres, ont fait savoir leur colère en manifestant pour réclamer … de l’électricité.

Cette situation de pénurie n’est pas nouvelle. Les photos du jour évoquent celles que je publiais ici, il y a déjà plus de trois ans, ou ici, à une époque où François Fillon (n’)était encore (que) Premier ministre.

Et la situation risque de durer autant que durera un conflit dont les Israéliens ne semblent pas prêts de vouloir la fin. Et la piteuse conférence internationale qui s’est tenue ce dimanche à Paris ne risque pas de changer grand chose : les intéressés n’y étaient pas ! Benjamin Netanyahu l’a qualifiée de “futile” et John Kerry l’a rassuré qu’elle serait “sans suite”. Une promesse qui a toutes les chances d’être tenue, puisque le secrétaire d’Etat étasunien quitte ses fonctions à la fin de la semaine, avec la prise de fonctions de Donald Trump.

Lequel a promis de déplacer l’ambassade de son pays en Israël à Jérusalem. Ce qui, à défaut de rétablir une alimentation électrique normale à Gaza, risque de jeter un peu d’huile sur les braséros.

(photos : Mohammed Salem)

Les espoirs d’une réconciliation israélo-palestinienne s’obscurcissent comme une nuit dans les rues de Gaza et le baiser de paix de Benedetta Polignone, que je vous proposais ici il y a deux ans et demi, risque de rester longtemps une image onirique.

Je me console avec les embrassements de Nancy Kerr, filmés par João Paulo Simões pour accompagner sa chanson Seven Notes (Adieu my Love).