Monsieur Poulet !

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Le pire n’est jamais sûr.

Moi qui déteste les phrases toutes faites, j’en suis réduit à cette sentence faiblarde. Mais toujours d’actualité.

D’autant plus en ce jour où le monde (presque) entier a les yeux tournée vers Washington où va être sacré le bouffon qui va présider les États-Unis pendant 4 ans. Au moins…

Et vu la focalisation sur l’actualité étasunienne, ça ne risque pas de se bousculer sur abcdetc. Où ce n’est jamais la foule. Et où je n’ai absolument aucun commentaire à faire au sujet de ce Donald couronné au pays de Mickey.

Alors, ce n’est pas par bouderie si aujourd’hui c’est service minimum et si j’ai choisi de porter mon regard du jour vers la Chine. La seule, l’unique. Avec une photo qui date déjà du 6 janvier, mais que j’avais mise de côté. En prévision.

Juste une photographie prise dans une usine de Jiaxing, où des ouvriers testent des personnages gonflables, des poulets de 5 mètres de haut qui ressemblent étrangement au Donald gonflant.

Des baudruches qui seront vendues à l’occasion du nouvel an chinois qui inaugura l’entrée dans l’année … du coq. De feu.

Du coup, avec ma photo en retard, je suis un peu en avance, puisque l’année chinoise débute cette année (phrase étrange) le 28 janvier. Et plutôt que de présenter des vœux anticipés de bonne année (ça porte malheur) aux Chinois, j’adresse tous mes vœux de courage aux Étasuniens*.

Sans ajouter d’autre phrase toute faite du genre : on a que ce qu’on mérite.

(photo : Johannes Eisele)

*Ainsi que mes vœux de bon anniversaire à une lectrice épisodique de ce blougui…

Si la révolution est en marche, aux États-unis comme ailleurs, c’est plutôt en marche arrière.

Ce n’est pas une raison pour ne pas continuer d’y croire ou d’en parler.

Tout ça pour introduire la dernière livraison de Playing for Change : Talkin’ Bout A Revolution interprété par Clarence Bekker.