Marche… arrière

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Je voudrais pas jouer les rabat-joie…

Surtout de la mienne.

Mais en regardant attentivement les images des marches de femmes à travers le monde, publiées ici hier, et en lisant la liste des manifestations publiée par les organisatrices, on constate que l’élan planétaire de protestation féministe anti-trumpienne n’était pas unanime.

Mais je ne vais pas non plus jouer les délateurs.

Non, je voulais juste ajouter aux images de manifestantes, quelques images de manifestants. Tout aussi en colère contre le nouveau locataire de la Maison blanche, mais pour d’autres raisons.

En Palestine – comme en Israël – on attend de voir si sera tenue la promesse de transférer l’ambassade étasunienne de Tel Aviv à Jérusalem, reconnaissant ainsi tacitement cette dernière comme capitale de l’état hébreux. Les Israéliens sont ravis de cette décision, qui rendra leur pays “great again” (comme le proclament les affiches de la première photo prise à Tel Aviv une semaine après l’élection étasunienne de novembre dernier). Mais les Palestiniens, qui aimeraient bien que leur pays soit aussi reconnu et qui revendiquent aussi Jérusalem comme capitale, sont loin d’être aussi enthousiastes.

Ainsi qu’en témoignent les quelques images de manifestation (et de leur répression) dans les “territoires occupés” en fin de semaine dernière.

Donald Trump avait déjà réprouvé la résolution voté en décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU réclamant qu’Israël cesse ses activités de colonisation en Cisjordanie et à Qods-Est. Il semble décidé à aller encore plus loin dans son soutien à “l’allié” israélien.

Le transfert de l’ambassade à Jérusalem est un geste symbolique. Mais pas vraiment en faveur de la paix. Cette reconnaissance de la “capitale indivisible de l’État d’Israël” doublée d’une négation de souveraineté risque plutôt de ranimer la colère des uns face à l’arrogance des autres.

Après Obama, qui en 8 ans n’a pas beaucoup fait avancer la paix dans la région, Trump est donc parti pour faire pire.

On peut juste rappeler aux Palestiniens, dont on comprend et partage l’amertume, que l’alternative Hillary Clinton n’aurait pas été plus favorable à leur cause.

Et on peut toujours espérer que de nombreuses femmes de tous pays rejoignent un jour cette manifestante, photographiée dans les environs de Bethléem, il y a deux ans déjà…

(photos : Baz Ratner, Nedal Eshtayah, Abed Omar Qusini, Mussa Qawasma, DR)

Non, pas de fusion israélo-palestinienne pour la musique du jour, mais un autre mélange entre des rythmes latino et des mélodies d’inspiration tziganes, qui témoigne aussi que le choc des cultures (pas toujours si évident que ça entre Palestiniens et Israéliens…)  peut créer aussi de l’harmonie.

C’est offert par le Gypsy Kumbia Orchestra … de Montréal. Et en 360° s’il vous plaît (amusez-vous à faire bouger l’image avec votre souris).