日本を再び偉大にする

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Ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas titré de billet en langue étrangère. Aujourd’hui place au japonais, avec une traduction-adaptation (sans garantie) d’un slogan largement lu et entendu dernièrement : “Make America Great Again”.

Il paraît que Trump a déjà déposé “Keep America Great” pour s’en servir dans quatre ans, mais au rythme où il descend la réputation et les valeurs de son pays (décrets anti-avortement puis anti-musulmans, pour n’évoquer que ceux-là), il n’est pas certain que la grandeur soit au rendez-vous en 2020. Et le slogan est déjà celui d’un film d’horreur

Mais revenons au Japon.

Où, mercredi 25 janvier dernier, Kisenosato Yutaka a été élevé au titre suprême de yokozuna, le plus haut grade du sumo.

Sil est le 72e à avoir cet honneur dans l’histoire de ce sport, depuis le 17e siècle, il est surtout le premier Japonais à accéder à ce grade ultime depuis … 19 ans ! Les trois autres yokozuna actuellement en exercice étant, comme leurs noms ne l’indiquent pas frocément (Hakuhô Shô, Harumafuji Kôhei et Kakuryû Rikisaburô) mongols.

Toutes nos félicitations au champion qui redonne sa fierté au Japon. Et à son épouse Kotomi, à ses côtés sur la photo et dont j’ignore si c’est elle qui a été chargé de cuisiner la daurade géante, symbole de réussite au Japon.

Kisenosato a promis qu’il ferait de “[s]on mieux pour ne pas déshonorer le titre de yokozuna”. On l’espère pour que l’honneur retrouvé ne disparaisse pas tout de suite. Mais s’il ne rend pas sa grandeur au Japon, il fait quand même le poids avec ses 178 kg !

(Photo : Toru Hanai)

A force de descendre dans la rue pour des manifestations anti-Trump comme ils le faisaient au siècle dernier pour protester contre la guerre au Vietnam, les Étasuniens vont-ils retomber dans le “flower power” et retrouver la musique qui va avec ?

Question oiseuse en introduction du groupe japonais, Kikagaku Moyo, qui flirte volontiers avec le psychédélisme.